Réduire le coût de l’eau sans imposer un investissement de départ aux agriculteurs : c’est l’objectif du projet présenté par l’Agence nationale pour les énergies renouvelables (ANER) à Ndiaye-Mberess, dans la commune de Diama.
Le Centre interprofessionnel pour la formation aux métiers de l’agriculture a accueilli, jeudi 17 septembre 2026, une rencontre consacrée au déploiement des systèmes de pompage solaire dans la région de Saint-Louis. Les autorités administratives, les élus locaux, les producteurs ainsi que des partenaires techniques et financiers ont échangé sur les moyens de faciliter l’accès à l’eau grâce au photovoltaïque.
Le dispositif doit permettre aux exploitants de régler un coût mensuel inférieur aux dépenses liées au carburant ou à la facture de la Senelec, sans devoir effectuer un premier versement. L’ANER prévoit également la mise en place de chambres froides alimentées par l’énergie solaire afin de conserver les récoltes.
L’Alliance solaire internationale (ISA) s’est engagée à accompagner l’installation de 2 000 à 2 500 pompes. La GIZ et d’autres bailleurs sont aussi associés à la démarche, qui concerne la région de Saint-Louis mais doit être étendue aux producteurs de l’ensemble du Sénégal.
En juillet 2026, une étude présentée par l’ANER avait estimé que le remplacement des énergies conventionnelles par le solaire pour les forages ruraux pourrait générer jusqu’à 13 milliards de FCFA d’économies par an. Le directeur général de l’agence, Diouma Kobor, a par ailleurs indiqué à dakar92 que le coût initial des équipements constituait l’un des principaux obstacles à leur adoption.
L’adjoint au préfet de Dagana, Landing Diatta, a appelé les unions et les agriculteurs à s’approprier rapidement le projet, estimant que la maîtrise de l’eau conditionne la réussite des récoltes. Le taux d’électrification rurale demeure autour de 65 %, contre près de 98 % en milieu urbain.




