L’Agence nationale pour les énergies renouvelables (ANER) a présenté jeudi à Dakar les conclusions d’une étude sur le pompage solaire. Selon les résultats relayés par Sud Quotidien, le Sénégal pourrait économiser jusqu’à 13 milliards de FCFA chaque année en remplaçant les énergies conventionnelles par le solaire pour alimenter les forages ruraux.
« C’est énorme si l’on connaît le coût de l’eau », a déclaré Diouma Kobor, le directeur général de l’ANER. Il a insisté sur le double levier économique et social de cette transition, qui réduirait significativement les charges énergétiques des infrastructures hydrauliques en milieu rural.
L’étude anticipe un effet domino sur toute la chaîne agricole. Une irrigation moins coûteuse abaisserait les charges des exploitants, améliorerait leurs revenus et pourrait, à terme, faire baisser les prix des produits alimentaires locaux.
Le président Bassirou Diomaye Faye a d’ailleurs fait du solaire un pilier de sa stratégie agricole. Ses échanges en juin 2026 avec le groupe allemand GAUFF Engineering ont porté sur l’élargissement de l’électrification rurale pour l’irrigation et la transformation des récoltes. L’étude de l’ANER, conduite avec le programme « Énergie durable » de la GIZ, a également produit un référentiel technique destiné à encadrer ces futurs investissements.
L’impact du solaire se mesure déjà. À Mangaroungou Douma, dans la région de Sédhiou, l’Agence sénégalaise d’électrification rurale (ASER) a inauguré en février 2026 un système de pompage solaire pour une bananeraie. Il remplace un groupe électrogène de 110 KVA qui consommait 90 litres de carburant par jour, soit un coût annuel supérieur à 15 millions de FCFA.
