À l’Assemblée nationale, ce mercredi, lors de l’audition du ministre de l’Énergie, du Pétrole et des Mines, Birame Soulèye Diop, le gouvernement a dressé un tableau des avancées du secteur électrique, marqué par une stratégie assumée de souveraineté énergétique et de diversification des sources de production. Il met en avant la souveraineté et la transition gaz-solaire.
Senelec renforce sa capacité et réduit sa dépendance
Au cœur de la réforme, la Société nationale d’électricité (Senelec) consolide son positionnement. Le ministre a indiqué que l’entreprise publique franchit « un cap stratégique dans la défense des intérêts énergétiques du Sénégal » avec l’intégration d’une centrale de 360 MW, représentant près de 25 % de la demande nationale.
Objectif affiché : atteindre 40 % de production propre dans la capacité installée. Pour Birame Soulèye Diop, cette dynamique marque « une rupture avec la dépendance aux producteurs indépendants », souvent critiqués pour leurs coûts élevés.
Le gaz comme pilier de la transition
La stratégie énergétique repose désormais sur le gaz naturel. La centrale West African Energy, conçue dans le cadre du « gas-to-power », est achevée mais attend encore sa mise en service, conditionnée à la disponibilité du gaz prévue pour le troisième trimestre 2024.
Dans le même registre, une autre centrale de 220 MW progresse vers une mise en service progressive au second semestre, tandis que le projet de 250 MW au Cap des Biches reste en phase initiale.
Le solaire en accélération
Les énergies renouvelables gagnent du terrain. Deux projets solaires de New African Energy (70 MWc au total) ont bouclé leur financement et devraient être opérationnels avec stockage par batteries.
À cela s’ajoutent deux centrales solaires de 50 MWc à Linguère et Koungheul, portées par Scatec, dont les travaux ont démarré. Leur mise en service est prévue au premier semestre 2027. Un projet complémentaire de 100 MWc est également en étude dans le cadre d’un partenariat pour une transition énergétique juste.
Réseau électrique : des progrès structurants
Sur le plan des infrastructures, plusieurs chantiers avancent. Le poste haute tension de Wakh Ngouna est déjà opérationnel dans le cadre de l’accès universel à l’électricité à l’horizon 2026.
Les lignes 225 kV Tobène-Koungheul et Sendou-Koungheul affichent respectivement 88 % et 89 % d’avancement. Le second compact du programme MCC Sénégal est, lui, réalisé à 75,75 % physiquement et 94,37 % financièrement.
Éclairage public : des retards persistants
Le programme national d’éclairage public solaire connaît toutefois des difficultés. Sur un objectif de 45 000 lampadaires en 2026, seulement 6 334 ont été installés au premier trimestre.
Le ministre a reconnu des blocages : « aucun décaissement n’a encore été effectué », tandis que l’entreprise en charge du projet est à l’arrêt depuis février 2026, en attente d’un avenant.
Appui à l’inclusion énergétique
In fine, le projet dédié à l’autonomisation des femmes rurales via des solutions solaires, bénéficie d’un financement de 15 millions d’euros de la Banque africaine de développement. Une mission est attendue à Dakar en mai 2026, avant des négociations prévues en Allemagne en juin.
Une transition énergétique en construction
Entre montée en puissance du gaz, accélération du solaire et renforcement du réseau, le Sénégal affiche une ambition claire. Mais les retards d’exécution et les contraintes financières rappellent que la souveraineté énergétique reste un chantier en cours plutôt qu’un acquis.

Quand ces chiffres élogieux seront répercutés sur les factures d’électricité on vous croira.
Nous attendons le résultat des enquêtes s il n y a pas eu d arrangement
Rien n est clair depuis l arrivée de ce nouveau ministre
Un autre menteur décidément chez Pastef le mensonge est érigé en règle