Quarante-huit heures sans service minimum. C’est le mot d’ordre de grève lancé par l’Alliance des syndicats autonomes de la santé (ASAS) And Gueusseum pour les 13 et 14 août prochains, après avoir boycotté les « Dialogues stratégiques sur les réformes du système de santé » ouverts ce jeudi 6 août par le ministre de la Santé, Ibrahima Sy. Le syndicat, selon Seneplus, a bien reçu une invitation du ministre mais l’a déchirée, estimant que ce cadre n’est pas à la hauteur des attentes des travailleurs de la santé.
Les revendications — revalorisations salariales, amélioration des conditions de travail, paiement des indemnités de logement et respect des accords signés — restent, d’après l’Alliance, lettre morte. Ce nouveau bras de fer s’inscrit dans une dynamique de radicalisation. And Gueusseum, qui n’a jamais signé le Pacte de stabilité économique et sociale, a multiplié les grèves ces dernières semaines. Les 9 et 10 juillet, puis les 23 et 24 juillet, des arrêts de travail de 48 heures sans service minimum avaient été observés, selon le coordinateur Mballo Dia Thiam. Il avait prévenu qu’un troisième plan d’action serait déclenché en l’absence de réponse favorable.
Pour les 13 et 14 août, l’Alliance annonce une grève totale sur l’ensemble du territoire, sans service minimum ni prise en charge des urgences.
