Le Sénégal peut-il obtenir un accord avec le Fonds monétaire international (FMI) sans sacrifier ses acquis sociaux ? C’est la question posée par la Haute représentante du président de la République, Aminata Touré, dans un entretien accordé à Russia Today. Alors que le pays fait face à une dette publique réévaluée à près de 4 000 milliards de francs CFA, l’ancienne Première ministre se dit favorable à un accord avec l’institution de Bretton Woods, mais pas à n’importe quel prix.
« Je fais partie de ceux qui souhaitent un accord, mais pas à n’importe quel prix », affirme-t-elle. Pour elle, l’objectif doit être de parvenir à un réaménagement ou un reprofilage de la dette tout en préservant les services publics essentiels. « Nos partenaires doivent comprendre que le remède ne doit pas tuer le malade », résume-t-elle, en référence aux programmes d’ajustement structurel qui ont sévi en Afrique dans les années 1980. Cette mise en garde intervient alors que le FMI a confirmé, en août 2025, une sous-estimation consciente de la dette sénégalaise, le ratio dette/PIB atteignant 118,8 % fin 2024, soit 6 à 7 milliards de dollars additionnels passés sous silence, comme l’a rapporté Sanslimitesn.
Interrogée sur les inquiétudes liées à la séparation entre le président Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko, Aminata Touré réfute toute instabilité institutionnelle. « De quelle instabilité parlez-vous ? Le pays est parfaitement calme. Les salaires sont versés à temps, les hôpitaux, les écoles et les universités fonctionnent normalement », assure-t-elle. Elle souligne que les institutions dépassent les egos et que le nouveau Premier ministre, Ahmadou Al Aminou Lo, un technocrate qui a accompagné le Sénégal dans ses négociations avec le FMI par le passé, est déjà à l’œuvre.
Quant à l’impact du départ d’Ousmane Sonko sur les discussions avec le FMI, Aminata Touré écarte tout lien. « Les deux événements n’ont aucun lien. Notre démocratie et nos négociations ne s’articulent pas autour des individus », a-t-elle assuré, précisant que la mission du FMI était programmée de longue date.


Est ce que le nouveau premier ministre n’est là que par procuration et que le vrai chef du gouvernement est Aminata Toure???
On dirait que Binta mécanicien est <>du gouvernement de Diomaye woor kaat.