Entre l’ambition d’un écosystème éducatif « innovant et inclusif » et une sélection resserrée à quatorze startups, la troisième cohorte du programme Mastercard Foundation EdTech Fellowship a été lancée lundi 11 mai à Dakar, avec un accent mis sur les réactions de ses promoteurs et des autorités présentes.
Que disent les organisateurs de cette nouvelle étape ? Amayel Talla, directrice du programme Mastercard Foundation EdTech Fellowship chez EtriLabs, affirme que l’objectif est de « contribuer à l’émergence d’écosystèmes EdTech solides » au Sénégal et au Bénin. Mis en œuvre par EtriLabs avec l’appui de la Fondation Mastercard, le programme veut accompagner des startups technologiques de l’éducation dans ces deux pays.
Comment cette troisième cohorte se distingue-t-elle ? Les candidatures ont fortement progressé, avec 304 dossiers reçus contre une centaine lors de la première édition. Au terme d’un processus de sélection en cinq étapes, huit startups sénégalaises et six béninoises ont été retenues.
Ce que les acteurs ont détaillé à Dakar
Quel appui concret est annoncé pour les startups choisies ? Chaque entreprise bénéficiera d’une subvention de 75 000 dollars, soit environ 45 millionsüFA, sans prise de participation ; un détail rapporté par Sud Quotidien dans le compte rendu de la cérémonie. Amayel Talla a aussi précisé qu’un accompagnement intensif de huit mois est prévu, avec un suivi post-accélération sur deux ans.
Quelles autres ressources sont promises ? Les entreprises sélectionnées auront accès à des mentors, à des experts internationaux et à l’université Carnegie Mellon. Les responsables du programme présentent cet appui comme un levier pour structurer davantage l’écosystème EdTech dans les deux pays concernés.
Quelle a été la réaction des autorités ? Présidant la cérémonie, le ministre de l’Enseignement supérieur, Pr Daouda Ngom, a salué « une collaboration structurée tournée vers des résultats concrets ». Selon lui, les technologies éducatives constituent aujourd’hui « un levier majeur pour démocratiser l’accès au savoir, améliorer la qualité des apprentissages et réduire les inégalités ».
Quels résultats et quels exemples ont été mis en avant ? Après les deux premières cohortes, plus de 240 000 apprenants ont déjà été impactés au Sénégal grâce aux solutions développées par les startups accompagnées. Parmi les entreprises retenues figure École au Sénégal, fondée par Chérif Ndiaye, dont la plateforme revendique 1,5 million d’apprenants et plus de 10 000 ressources numériques, avec des cours vidéo, des exercices et des classes virtuelles accessibles sur mobile et en ligne.