Alioune Badara Mboup a publié un message ce vendredi sur les réseaux sociaux, dans lequel il a vivement critiqué la tendance du Sénégal à organiser des concertations nationales à répétition. Selon Senegal7, il a estimé que « le pays n’a pas besoin d’un énième dialogue ».
Mboup a déploré une routine qui dure depuis plus de 60 ans, marquée par une succession de séminaires, colloques, ateliers et commissions sans que les réformes identifiées ne soient appliquées. Il a rappelé que les conclusions des Assises nationales, celles de la CNRI ou encore des Assises de la Justice n’ont jamais été suivies d’effets, alors même que certaines figurent dans le programme sur lequel le pouvoir actuel a été élu.
« À force de vouloir toujours dialoguer davantage, on finit par faire de la concertation un instrument de blocage », a-t-il ajouté. Selon lui, cette culture de la concertation permanente est devenue un « refuge pour ceux qui veulent retarder les réformes sans avoir le courage de s’y opposer frontalement ».
Sa prise de position intervient alors que le président Bassirou Diomaye Faye a lancé, le 21 mai 2026, une nouvelle séquence de concertations nationales dans le cadre de la Journée nationale du dialogue. Prévues du 21 au 31 mai, ces consultations directes avec les forces vives du pays se déroulent dans un contexte marqué par des préoccupations politiques. Le même jour, le député Guy Marius Sagna avait émis une mise en garde contre de possibles « deals » politiques autour de ce dialogue.
Alioune Badara Mboup a également dressé une comparaison avec les pays de la sous-région. « Pendant que des pays transforment les décisions en résultats, le Sénégal transforme les décisions en rapports », a-t-il soutenu, appelant l’État à rompre avec l’immobilisme.
Le dialogue national version 2026 doit se tenir du 21 au 31 mai, avec des consultations menées par le chef de l’État.


Tout à fait
C’est sonko seul qui veut changer ce pays. Les autres surfent au gré de leurs intérêts.