Ousmane Ngom plaide pour le consensus en invoquant la méthode Abdoulaye Wade

Dans un contexte qu’il juge marqué par une rupture de confiance, Ousmane Ngom a demandé un retour au dialogue et au consensus sur la scène politique sénégalaise. Invité dimanche de l’émission Point de vue sur la RTS, le proche d’Abdoulaye Wade a présenté l’ancienne méthode de gouvernance de l’ex-chef de l’État comme une piste à revisiter.

Il a expliqué que Me Abdoulaye Wade avait, selon lui, compris très tôt qu’un pays comme le Sénégal ne pouvait pas être conduit dans une logique d’affrontement permanent entre deux camps. Dans son intervention rapportée par exclusif, l’ancien ministre a soutenu que cette approche avait permis de construire des compromis politiques et démocratiques, au lieu d’un pilotage fermé du pouvoir.

Ousmane Ngom a notamment cité les réformes électorales menées sous Wade. Il a évoqué le fichier électoral numérisé, ainsi que les cartes d’électeurs et les cartes d’identité, présentés comme des outils ayant contribué à rassurer les acteurs politiques et les partenaires. Il a aussi rappelé la création d’un comité de veille électorale chargé de suivre le processus électoral avec la participation des partenaires, de la société civile et des responsables politiques.

Pour lui, la situation actuelle renvoie à une nouvelle crise de confiance entre les acteurs politiques et les institutions. Il a estimé qu’il fallait remettre en place des mécanismes capables de rassurer à la fois les formations politiques et les Sénégalais. Dans le débat public, cette question de confiance a déjà nourri d’autres prises de position : en novembre 2025, Ansoumana Dione avait, de son côté, attribué les tensions politiques à la relation entre Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko, ainsi qu’aux conditions de l’élection de 2024.

Au-delà du champ électoral, Ousmane Ngom a aussi décrit un pays « à l’arrêt » et a appelé à relancer l’activité. Il a insisté sur la nécessité de redonner de l’espoir par une ouverture politique et sociale plus large, en citant le bâtiment, l’agriculture, la pêche, l’élevage et le secteur informel. Il a enfin mis en avant la capacité de Wade à maintenir des échanges avec ses adversaires et avec les institutions de Bretton Woods, qu’il pouvait critiquer sans rompre le contact.

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