Lors d’une analyse publiée par Laviesenegalaise, Mandiaye Gaye alerte sur ce qu’il qualifie de tentative de coup d’État constitutionnel menée par Pastef à l’Assemblée nationale. Selon lui, le parti au pouvoir utilise sa majorité absolue pour faire passer des modifications législatives qui contournent le référendum obligatoire et transforment le régime présidentiel en régime parlementaire.
Cette accusation intervient dans un contexte de tensions institutionnelles autour de la réintégration du Premier ministre Ousmane Sonko à l’Assemblée nationale. Le 25 mai 2026, le juge Dème avait déjà dénoncé une dérive où le respect de l’État de droit cède devant l’impératif politique partisan, estimant que la réintégration de Sonko est juridiquement impossible. Quelques jours plus tôt, Cheikh Issa Sall, leader de l’UNITE, mettait en garde contre un « forçage institutionnel » et soulevait des interrogations sur la compatibilité entre fonctions gouvernementales et parlementaires.
Mandiaye Gaye pointe particulièrement le rôle du Conseil constitutionnel (CC) qui, en se déclarant inapte à statuer sur le recours relatif à la réintégration de Sonko comme député, a selon lui « fait sauter le fusible de protection de la Constitution ». Il s’interroge sur l’absence d’invocation de l’article 54 de la Constitution dans les considérants du CC, article qui traite des cas d’incompatibilités.
L’auteur estime que Pastef pourrait ainsi modifier le règlement intérieur de l’Assemblée ou déposer une proposition de loi permettant de destituer le président de la République, en procédure d’urgence, sans passer par un référendum. « Pastef opère de cette manière pour contourner le référendum obligatoire, comme le stipule la loi dans les cas de modifications fondamentales de la Constitution », écrit-il.
Cette analyse s’inscrit dans un débat plus large sur l’équilibre des pouvoirs au Sénégal. Lansana Gagny Sakho, président du Cercle des Administrateurs Publics, rappelait le 11 mai 2026 que le système politique repose depuis 1963 sur un Exécutif hypertrophié et que la situation actuelle constitue une tentative de rééquilibrage inédite.

Du n’importe quoi ils pourront rien faire le président à tout les pouvoirs et le peuple est là quelques guignols pour faire rire la galerie
Si Pastef ne fait pas de changement qualitatif sur le fonctionnement fondamental de la république nous serons mis sur la touche en 2029 car nous avons vendu un projet de société validé par les Sénégalais.
La liste des changements attendus est tellement longue que la seule façon de s’y attaquer est de modifier la constitution.
Un fait est clair le président de la république doit restituer la moitié de ses pouvoirs faramineux.
Il convient désormais d’espérer que la feuille de route de Pastef soit rigoureusement déroulée. La rupture tant attendue doit s’articuler autour d’engagements majeurs :
La transparence et la justice : Une traque inflexible des biens mal acquis, une reddition des comptes systématique et l’avènement d’une justice équitable pour tous.
L’exemplarité de l’État : Une réduction drastique du train de vie des institutions, associée à un contrôle strict, voire à la suppression des fonds secrets.
La refondation institutionnelle : Une révision constitutionnelle visant à réduire les prérogatives excessives du chef de l’État et à consacrer la responsabilité politique (l’accountability) du président de la République et de ses ministres.
La modernisation démocratique : La création d’un organe indépendant dédié à la gestion du calendrier et des processus électoraux, complétée par l’inscription automatique sur les listes électorales dès la majorité.
Les libertés et les services publics : L’abrogation des lois liberticides et, sur le plan administratif, l’alignement de la validité du passeport sur les standards internationaux en la portant à dix ans.
L’assainissement de l’espace politique : Une rationalisation nécessaire du nombre de partis politiques et le verrouillage absolu de la limitation à deux mandats présidentiels, rendant toute prolongation ou retour au pouvoir juridiquement impossible pour un même individu.
Cette liste n’est pas exhaustive. Toutefois, l’impératif suprême demeure le même : faire en sorte que le président ne puisse plus être un roi.
N’oubliez pas que c le peuple qui a donné 130 députés a PASTEF et si la constitution ne s’y oppose pas ces députés doivent exercer le pouvoir que le peuple leur a donné c un référendum par anticipation
Affreux Fake ! L’on devait punir sévèrement les journalistes qui se font les relais complices de ces inepties de certains Politiciens devenus fous.
À la place de Sonko,beaucoup de politiciens ne feraient pas comme lui. Tout le monde sait qu’il gagnera la présidentielle de 2029 et malgré ça, il accepte de faire ces réformes qui vont apporter un rééquilibrage entre l’exécutif et le législatif. Malheureusement les politiciens ratés croient que pastef fait ces réformes contre diomaye oubliant que ces réformes vont s’appliquer à diomaye et à toute personne qui sera président de la République.
Même si un référendum était organisé, le peuple ne se dedira pas et votera encore pour asseoir tous les leviers d’une transformation systémique. Si on peut nous épargner ce gaspillage d’argent, ce serait tant mieux.
PASTEF DOIT TOUT FAIRE POUR APPLIQUER LE PROJET VOTE PAR 54% DES SENEGALAIS. LES DEPUTES DOIVENT SOIT FAIRE UN REFERENDUM POUR DES ELECTIONS ANTICIPEES OU AMENDEMENT POUR DESTITUER LE PRESIDENT. DEFINIR LA NOTION DE HAUTE TRAHISON, ET ENCADRER STRITCTMENT L’UTILISATION DES FOND POLITIQUE EN CREANT UN CONTROLE TRES STRICTE DE SON UTILISATION, ET LES CONSEQUENCES PENALES POUR TOUT DETOURNEMENT D’OBJECTIF.
Ibrahima Ndiaye, demal diangui. Les pouvoirs dont tu parle peuvent etre enlever dans la constitution par les deputes majoritaires au parlement.
La polémique autour de la « dette cachée » du Sénégal continue d’alimenter le débat public, notamment après la sortie de l’ancien président de la Cour des comptes, Mamadou Faye, qui affirme qu’aucune mention de « dette cachée » ne figure dans le rapport de l’institution, dont la publication est attendue prochainement. Pourtant, le FMI a confirmé une sous-déclaration d’environ 5 milliards de dollars de dette entre 2019 et 2024. Si le constat d’une sous-évaluation du stock de la dette semble désormais établi, la question des responsabilités demeure entière. Et, avec elle, le débat politique, économique et judiciaire qui continue de diviser l’opinion.
Le passage de Edouard Gemayel, chef de mission du FMI, à TV5MONDE, résume la position du FMI à l’issue de sa mission de mars 2025.
Le FMI a estimé qu’environ 5 milliards de dollars de dette n’avaient pas été correctement déclarés entre 2019 et 2024. Selon le chef de mission du FMI, Édouard Gemayel, il y a eu une « décision consciente de sous-estimer le stock de la dette », ce qui aurait permis au Sénégal d’afficher un niveau d’endettement plus faible et d’emprunter à des conditions plus avantageuses.
Cette conclusion allait dans le même sens que les constatations de la Cour des comptes. À la suite de ces révélations, le programme du Fonds monétaire international de 1,8 milliard d’euros avait été suspendu, dans l’attente de mesures correctives et d’un rétablissement de la fiabilité des finances publiques.
C’est pourquoi, dans le débat actuel au Sénégal, il est important de distinguer deux questions :
L’existence d’une sous-déclaration de la dette. Le FMI a confirmé qu’il y avait bien eu une sous-évaluation du stock de la dette et a repris ce constat dans ses échanges avec les autorités sénégalaises.
Les responsabilités individuelles ou pénales : le FMI ne désigne pas les personnes qui seraient juridiquement responsables. Cette question relève des institutions sénégalaises, notamment de la justice, des organes de contr