L’affaire Pierre Robert a franchi une nouvelle étape décisive avec l’ordonnance rendue par le Doyen des juges du Tribunal de grande instance hors classe de Dakar. Cette décision clôture l’instruction judiciaire ouverte au Sénégal contre le restaurateur français, connu sous le pseudonyme de « Peter Babtou », et ses complices présumés.
Le dossier, né d’une enquête conjointe franco-sénégalaise, porte sur un réseau présumé d’exploitation sexuelle de mineurs. Selon les investigations, l’organisation aurait opéré entre 2016 et 2024, avec des ramifications au Sénégal, au Maroc et au Mali.
L’une des premières victimes identifiées, Birame Senghor, avait révélé en février 2026 avoir rencontré Pierre Robert vers 2009 à la Médina. Il avait reconnu avoir eu des relations sexuelles avec le quinquagénaire et contracté le VIH il y a une dizaine d’années.
Pierre Robert avait été arrêté à Beauvais en avril 2025. Deux de ses présumés complices, Laurent Cave et Adrien Bastard, avaient été interpellés simultanément en France, selon les révélations du quotidien Libération.
Selon les informations rapportées par Senegaldirect, quatorze ressortissants sénégalais ont été présentés au parquet de Dakar en février 2026. Ils étaient poursuivis pour association de malfaiteurs, traite d’êtres humains en bande organisée, proxénétisme aggravé et infractions sexuelles sur mineurs.
La Division des investigations criminelles avait identifié plusieurs acteurs clés au Sénégal. Quatre « formateurs » présumés auraient reconnu lors de leurs auditions avoir agi sur instruction de Pierre Robert et reçu de l’argent en contrepartie.
À l’issue de l’instruction, le Doyen des juges a distingué les situations individuelles. Certains mis en cause bénéficient d’un non-lieu partiel, tandis que les autres sont renvoyés devant la Chambre criminelle pour répondre des charges retenues contre eux.
Les perquisitions menées dans plusieurs localités — Almadies, Ouakam, Kaolack, Tivaouane Peulh — ont permis de collecter des éléments matériels venant étayer la procédure.
Lors de leurs auditions, ces quatre « formateurs » auraient reconnu avoir agi sur instruction de Pierre Robert et reçu des sommes d’argent en contrepartie.

Perpette pour les 14 traîtres sénégalais et l’extradition pour le Français qui se fera peter le fion en prison car là-bas ils ne badinent pas avec les pédophiles.