L’enquête liée à l’affaire Pape Cheikh Diallo et consorts a franchi une nouvelle étape ce jeudi matin devant le tribunal de Pikine-Guédiawaye, où sept suspects ont été présentés au juge d’instruction. À l’issue de leur interrogatoire, le magistrat a décidé de l’inculpation de l’ensemble des personnes visées, avec des mesures de sûreté différenciées selon les profils.
Selon les informations rapportées par kawtef, quatre prévenus ont été placés sous mandat de dépôt. Il s’agit de l’acteur Abdou Aziz Guèye, du styliste El Hadji Malick Diao, ainsi que de deux agents du Port autonome de Dakar, Birahim Fall et Bamba Amar. Ils ont ainsi été envoyés en détention à l’issue de la procédure engagée ce jeudi.
Dans le même dossier, une autre décision a concerné le vétérinaire Ibrahim Bittar. D’après Kawtef, il a obtenu une mise en liberté sous surveillance électronique, une mesure distincte de celle appliquée aux quatre personnes placées sous mandat de dépôt.
Deux autres mis en cause ont, pour leur part, été placés sous contrôle judiciaire. Il s’agit du peintre Mohamed Diop et du maître coranique Cheikh Bassirou Mbacké. Ce dernier avait été initialement arrêté à Diourbel avant d’être présenté dans le cadre de cette affaire devant le tribunal compétent.
Comme l’indique Kawtef, Cheikh Bassirou Mbacké a quitté le tribunal libre après cette décision judiciaire pour regagner son domicile à Touba. À ce stade, le dossier se poursuit donc avec une inculpation formelle des sept suspects, tandis que les mesures prises par le juge d’instruction se répartissent entre détention, surveillance électronique et contrôle judiciaire.
Cette affaire commence à devenir insupportable. Elle ne nous apporte absolument rien et, surtout, elle ne remplira pas l’assiette du citoyen. Personne ne devrait être inquiété par la justice sans la présence de preuves matérielles irréfutables d’une mise en danger délibérée d’autrui, notamment par la transmission consciente du virus du SIDA.
Sommes-nous à ce point victimes d’une hystérie collective que nous en venons à scruter la virilité de chaque homme, en fustigeant les différences physiques, émotionnelles ou hormonales de chacun ?
À ce rythme, nous finirons par porter atteinte à la dignité de nos sœurs en instaurant des examens arbitraires de leur féminité.
Il est impératif de mettre un terme à cette dérive, car elle est insoutenable.
Les véritables défis de ce pays se situent ailleurs. Le débat public doit se concentrer sur la recherche de solutions concrètes aux problèmes structurels, plutôt que de s’égarer dans cette folie puritaine qui fragilise notre cohésion sociale.