L’avocat de certains responsables d’AEE Power EPC, Me Patrick Kabou, justifie la décision de ses clients de ne plus répondre aux convocations de la justice sénégalaise dans cette affaire. Il invoque l’existence d’une instruction déjà ouverte en Espagne portant, selon lui, sur les mêmes faits. « Impossible de faire instruire deux juges simultanément », tranche-t-il.
« On ne peut pas être visé nommément dans une instruction pénale en Espagne et venir témoigner au Sénégal sous le couvert d’une plainte contre X pour les mêmes faits », soutient Me Kabou.
Selon lui, ses clients sont également tenus au secret de l’instruction espagnole et risqueraient de le violer en s’exprimant devant les enquêteurs sénégalais.
L’avocat affirme avoir découvert l’existence de cette procédure à Madrid après la publication, par le député Sall (Thierno alassane Sall), de documents judiciaires espagnols.
« Nous avons constaté qu’une instruction était déjà ouverte avant même les convocations au Sénégal », explique-t-il, estimant que les deux procédures concernent « rigoureusement » les mêmes faits.
Me Kabou met également en avant la compétence de la justice espagnole, soulignant que le siège d’AEE Power EPC, ses dirigeants ainsi que la banque Santander se trouvent en Espagne.
Sur l’audition de José González le 4 août, l’avocat évoque un « quiproquo procédural ». Selon lui, le PCA d’AEE Power EPC ne réside pas au Sénégal et n’assure pas la gestion opérationnelle de l’entreprise.
« La gestion opérationnelle et le suivi quotidien des dossiers relèvent de la Direction Générale, non de la présidence du conseil », précise-t-il dans L’Obs.
Pour Me Kabou, les personnes directement habilitées à répondre aux questions liées à la gestion du projet, notamment le directeur général et le chef de projet, sont déjà concernées par la procédure espagnole.
L’avocat demande ainsi que la justice sénégalaise passe, si nécessaire, par une commission rogatoire internationale.
« Face à des faits identiques, il est impossible de faire instruire deux juges simultanément », affirme-t-il, estimant que le juge espagnol doit être saisi de toute demande de transmission de pièces.
En dernière instance, Me Patrick Kabou soulève la question de la qualité à agir dans le dossier. Selon lui, seuls les cocontractants, notamment l’ASER ou l’Agent judiciaire de l’État, pourraient légitimement invoquer un éventuel préjudice subi par l’État sénégalais.
L’affaire AEE Power EPC trouve son origine dans des accusations portant sur des opérations et contrats impliquant l’entreprise espagnole et le Sénégal. Une plainte a été déposée au Sénégal contre X, tandis qu’une procédure judiciaire visant directement AEE Power EPC aurait déjà été ouverte en Espagne pour des faits que la défense estime identiques.
La situation s’est tendue avec la convocation de responsables de l’entreprise par les enquêteurs sénégalais, notamment le 4 août, ainsi qu’avec la diffusion de documents issus de la procédure espagnole. C’est dans ce contexte que Me Patrick Kabou conteste la conduite parallèle des deux procédures et soutient que l’instruction espagnole doit primer.

je ne comprends pas ce dossier: tout le monde s’accorde à dire que les 37 milliards ont virés sur le compte de l’espagnol, tout le monde est d’accord qu’aucun village n’a été électrifié par l’espagnol, tout le monde est d’accord que l’argent a été décaissé: wa légui on fait quoi?
De toute façon l’état du Sénégal devrait être ferme dans ce dossier. Le Sénégal ne peut pas se permettre de payer une dette non consommée, et détournée dans plusieurs pays déjà connus. Partout où le devrait y avoir lieu l’ état doit envoyer ses avocats pour que enfin la lumière soit faite dans cette affaire nébuleuse et douteuse….
Patrick Kabou insulte l’intelligence des sénégalais et insulte aussi notre justice. Je ne peux pas comprendre que cet homme puisse autant détester l’éclatement de la vérité.
NB : la justice sénégalaise est souveraine et entendra qui elle veut; sur son sol.
Le Vrai.
Patrick Kabou insulte l’intelligence des sénégalais et insulte aussi notre justice. Je ne peux pas comprendre que cet homme puisse autant détester l’éclatement de la vérité.
NB : la justice sénégalaise est souveraine et entendra qui elle veut; sur son sol.
Le Vrai.
Nous connaissons tous le responsable de ce détournement un proche de macky sall des spécialistes du vol de l’argent public.
Tout est bon pour protéger le gourou ! PASTEF est à vomir !