L’Acte IV de la décentralisation, lancé le jeudi dernier par le président Bassirou Diomaye Faye, suscite de nombreuses réactions parmi les élus locaux. Le maire de Thilmakha, Cheikh Ibra Ndiaye, a partagé ses attentes et ses projets dans un entretien avec EnQuête+.
L’élu estime que cette réforme doit garantir une réelle autonomie financière aux collectivités territoriales. Il réclame une fiscalité locale plus performante, des ressources propres accrues et des mécanismes innovants de financement. Il plaide surtout pour la création d’une fonction publique territoriale, afin de professionnaliser les administrations locales et d’améliorer les services aux citoyens. Le maire demande également un meilleur statut de l’élu et un renforcement de la formation.
Cheikh Ibra Ndiaye reconnaît les avancées de l’Acte III, notamment la communalisation intégrale, mais pointe ses limites : insuffisance des moyens financiers, humains et techniques, et répartition floue des compétences. Ces fragilités avaient été soulignées en mai 2026 par l’analyste Ibrahim Djitté. Pour le maire, l’Acte IV doit corriger ces lacunes.
À Thilmakha, il voit dans cette décentralisation renforcée l’occasion de concrétiser des projets comme l’amélioration des routes, le développement de périmètres agricoles et de marchés intercommunaux, et l’accès élargi à la santé et à l’eau potable. L’édile espère aussi que l’Acte IV facilitera l’implantation du pôle industriel de Thiès dans sa commune. Une assiette foncière de 300 hectares a déjà été délibérée pour ce projet.
