« L’Acte IV que nous engageons aujourd’hui n’est pas une réforme administrative de plus. C’est un acte fondateur et c’est un acte de confiance », a lancé le président Bassirou Diomaye Faye, ce jeudi, devant les maires et présidents de conseils départementaux réunis au Centre international de conférences Abdou Diouf (CICAD) de Diamniadio.
Le chef de l’État a présenté sa vision pour la décentralisation, après des concertations territoriales où 80 % des élus locaux avaient rejeté l’option radicale initialement envisagée. L’autonomie financière des 553 communes stagne en moyenne à 46 %, selon les données du ministère de l’Urbanisme et des Collectivités territoriales.
Bassirou Diomaye Faye a promis de renforcer les capacités des collectivités, rapporte Actusen. Il a décliné quatre orientations : moderniser l’organisation territoriale, améliorer la performance et l’équité, réformer le financement et instaurer les Pôles-Territoires. « Il ne saurait y avoir de responsabilités accrues pour les collectivités territoriales sans ressources adéquates », a-t-il insisté, annonçant une étude sur les transferts financiers et une révision du Fonds de dotation de la décentralisation (FDD) et du Fonds d’équipement des collectivités territoriales (FECT).
Concernant les Pôles-Territoires, qui suscitent des interrogations, le président s’est voulu rassurant. « Ils ne constituent pas un nouvel échelon de collectivités et ne suppriment aucun ordre existant ; ils les articulent et les renforcent », a-t-il expliqué. Il a également défendu la territorialisation des politiques publiques, un « choix politique et moral ».
Le chef de l’État a instruit le gouvernement d’étudier les moyens d’améliorer les transferts financiers vers les collectivités territoriales.

L’Acte IV de la trahison est en marche : Diomaye institutionnalise la déception et semble s’engager à repousser, plus loin encore, les limites du renoncement.
Déclaration de patrimoine, un principe de bonne gouvernance et de transparence non négociable.