En deux ans, la Délégation générale à l’Entreprenariat rapide des Femmes et des Jeunes (DER/FJ) a mobilisé plus de 202 milliards de francs CFA pour accompagner les entrepreneurs sénégalais, touchant plus de 300 000 bénéficiaires sur l’ensemble du territoire. Mais pour son nouveau Délégué général, Dr Abdoulaye Niane, l’heure est désormais à une territorialisation accrue des interventions.
Nommé le 17 juillet 2026 à la tête de l’institution, Abdoulaye Niane participait ce week-end à la deuxième édition du Forum de l’Entrepreneuriat et de l’Emploi, à Dakar. Selon Le Dakarois 221, le panel s’est penché sur un dispositif financier novateur mêlant dette, capital, garanties et partenariats public-privé.
La DER/FJ, au forum de l’entrepreneuriat, a défendu la territorialisation de ses interventions. L’ancien Premier ministre Abdoul Mbaye, le Directeur général de l’ARCOP Moustapha Djitté, le Directeur des Investissements du FONSIS Adrame Ndione et le Directeur général de Porteo Group Papa Amadou Sarr étaient également présents. Au cœur des débats : comment mieux mobiliser les ressources publiques et privées pour permettre aux PME et aux jeunes entreprises de se développer et de créer des emplois.
Pour Abdoulaye Niane, la DER/FJ doit répondre aux besoins des entrepreneurs exclus des circuits classiques de financement et les accompagner jusqu’à maturité. Cela passe, selon lui, par une articulation avec l’économie générale et une prise en compte des spécificités de chaque territoire. « Il faut territorialiser nos interventions pour identifier les secteurs à fort potentiel et structurer les écosystèmes locaux », a-t-il défendu.
Le Délégué général a également rappelé la vision du Président Bassirou Diomaye Diakhar Faye : faire de la DER/FJ, après près de dix ans d’existence, un levier capable d’impacter massivement les jeunes et d’obtenir des résultats concrets pour l’économie nationale.
Présidant la cérémonie d’ouverture, la Haute Représentante du Chef de l’État, Aminata Touré, a estimé que « la DER/FJ est un mécanisme important » pour l’entrepreneuriat des femmes et des jeunes.

C’est déjà fait par Aida Mbodj