Abdoulaye Bamba Gningue : aucune renégociation de contrat n’a abouti, la dette intérieure dépasse 300 milliards

Deux ans après l’arrivée au pouvoir du tandem Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko, le bilan économique est loin des promesses, selon Abdoulaye Bamba Gningue. Le président du Front Patriotique Républicain (FPR Yonnewi) a livré une analyse sévère de la gouvernance, pointant notamment l’absence de résultats concrets sur la renégociation des contrats publics.

Intervenant sur les ondes d’iRadio, dans des propos rapportés par EMedia, l’inspecteur des impôts et domaines a affirmé qu’aucune renégociation n’a été menée à son terme. Les montants évoqués par le gouvernement ne correspondraient, selon lui, qu’à des estimations d’exonérations fiscales et non à des ressources effectivement récupérées. Il a également précisé que les contrats ayant pris fin l’ont fait en raison de leur échéance ou du retrait volontaire des entreprises, pas à la suite d’une action de l’État.

Ces déclarations contrastent avec les annonces du président Diomaye Faye qui, en mai dernier, évoquait des gains «importants» issus des renégociations, notamment des salles de classe supplémentaires et un pourcentage sur l’autoroute Fatick–Mbour–Kaolack. Fin juin, le secrétaire permanent du COS Petrogaz, Khadim Bamba Diagne, assurait que les discussions sur les contrats pétroliers et gaziers avançaient «à très grand pas». Pour Abdoulaye Bamba Gningue, ces communications ne se sont pas traduites en actes.

Au-delà de la question des contrats, il a dressé un tableau préoccupant de l’économie sénégalaise. Il décrit un secteur des BTP en contraction, des investissements en berne et une dette intérieure qui dépasse désormais les 300 milliards de francs CFA. Cette dette pèse lourdement sur le secteur privé, au point que plusieurs chefs d’entreprise choisissent de transférer leurs activités vers d’autres pays de la sous-région.

Estimant que le gouvernement refuse de restructurer cette dette, Abdoulaye Bamba Gningue a plaidé pour des politiques de développement plus pragmatiques. Il a appelé à l’avènement d’une république qu’il qualifie de souverainiste, participative et solidaire.

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