Pourquoi des pêcheurs artisanaux ont-ils choisi la mer pour faire entendre leurs revendications ? À Pointe-Sarène, des membres de l’Union nationale des pêcheurs artisanaux du Sénégal (UNAPAS) ont organisé une marche pacifique en pirogue, vêtus de rouge.
Leur mobilisation vise notamment l’arrêté n°009965 du 30 avril 2026, qui porte sur le dégel partiel des licences de pêche démersale côtière. La mesure, prise par l’ancienne ministre de la Pêche, Dr Fatou Diouf, a été suspendue après les contestations. Les responsables de l’organisation demandent toutefois son abrogation définitive. La suspension n’a pas dissipé leurs inquiétudes quant à une éventuelle réactivation du dispositif.
La contestation s’inscrit dans un affrontement plus large autour de la place accordée à la pêche industrielle. À Joal-Fadiouth, l’attribution de quatre licences à des navires industriels avait déjà suscité la colère des pêcheurs artisanaux, qui y voyaient un recul des engagements en faveur de leur secteur. À Saint-Louis, l’UNAPAS a également dénoncé la multiplication des infractions commises par des navires industriels et réclamé que ceux-ci soient repoussés à 24 milles des côtes.
Selon Seneweb, la marche en mer a ainsi porté les préoccupations des pêcheurs sur la pression exercée par les navires industriels sur les ressources halieutiques. Ibrahima Kane, membre de l’UNAPAS, estime que cette situation fragilise les pêcheurs artisanaux et les autres acteurs qui dépendent de cet écosystème. Il appelle les autorités à prendre des mesures pour protéger les ressources marines.
L'actualité du Sénégal dans votre poche
Téléchargez l'app gratuite et suivez l'info en temps réel.
Macoumba Dièye, président national de l’UNAPAS, a évoqué les risques liés à une pression accrue sur les stocks démersaux côtiers. Il rappelle que, vingt ans après l’instauration du dégel des licences, plusieurs stocks restent préoccupants. Il défend le maintien des restrictions et l’abrogation de l’arrêté du 30 avril.
L’organisation réclame également plus de transparence dans la délivrance des licences et un audit exhaustif du pavillon de pêche national. Pape Ndiol Ngom, secrétaire général de l’UNAPAS, indique que cet audit doit permettre d’identifier les navires qui auraient intégré frauduleusement la flotte sénégalaise. À Saint-Louis, les pêcheurs demandent aussi la sécurisation de la brèche, autre mesure qu’ils jugent nécessaire pour protéger les activités artisanales.


France
Algérie
Allemagne
Argentine
Bosnie-Herzégovine
Brésil
Bulgaria
Canada
Chile
Colombie
Espagne
Finland
Italy
Japon
Kuwait
Norvège
Portugal
Suède
Venezuela
États-Unis






Commentaires