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Saint-Louis : l’UNAPAS exige le refoulement des bateaux industriels à 24 milles et la sécurisation de la brèche

Faut-il repousser les bateaux industriels plus loin des côtes pour sauver la pêche artisanale à Saint-Louis ? C’est la question posée par l’Union nationale des pêcheurs artisanaux du Sénégal (UNAPAS), qui a haussé le ton ce week-end. Réunis sous une banderole réclamant « des aires marines protégées solides pour notre planète bleue », les professionnels du secteur, menés par leur président national Macoumba Dièye, ont dénoncé la multiplication des infractions commises par les navires industriels, rapporte l’AFP.

Refouler les chalutiers à 24 milles

L’UNAPAS exige l’arrêt immédiat du chalutage de fond dans la zone côtière et s’oppose à tout dégel des licences de pêche démersale côtière. L’organisation demande le refoulement des navires industriels au-delà des 24 milles nautiques, contre 12 actuellement, afin de protéger les zones de reproduction des poissons. Cette revendication intervient alors que, fin avril, cinq navires industriels ont été autorisés à opérer dans la zone démersale côtière, malgré un gel des licences en vigueur depuis 2006, une décision que la ministre de la Pêche, Fatou Diouf, avait justifiée par un rapport du CRODT. La controverse porte aussi sur l’usage du chalutage de fond, qui détruit les fonds marins et menace des espèces comme le thiof, la courbine, le poulpe et les crevettes côtières. Selon ndarinfo, cette situation suscite une vive inquiétude parmi les pêcheurs artisans.

« Jub, Jubbël, Jubanti » et la brèche

Macoumba Dièye a également rappelé les engagements pris par les dirigeants actuels pendant la campagne électorale, les exhortant à traduire en actes la doctrine « Jub, Jubbël, Jubanti » dans la gestion des affaires maritimes. Il a insisté sur la résolution définitive de la canalisation et de la sécurisation de la brèche de Saint-Louis, qualifiée de « priorité absolue » pour mettre fin aux pertes régulières de vies humaines et sauvegarder l’économie locale. La pêche artisanale reste le pilier exclusif de l’économie de la vieille ville.

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