À Nioro, l’hépatite B avoisine 10 % ; le médecin-chef réclame des moyens de diagnostic

« Pour les générations nées après l’introduction de la vaccination, la prévalence recule », a déclaré le médecin-chef du district sanitaire de Nioro, Dr Ousseynou Cissé. Il relève que les taux les plus élevés concernent les personnes nées avant la vaccination contre l’hépatite B à la naissance.

La baisse de l’hépatite B chez les générations vaccinées contraste avec les niveaux relevés chez les personnes nées avant cette mesure. L’ensemble du département affiche une prévalence proche de 10 %, selon le médecin-chef, un niveau qui se situe dans le haut de la fourchette nationale, estimée entre 5,7 % et 10 % de porteurs chroniques. À l’échelle du pays, 85 % de la population présente des marqueurs d’un contact antérieur avec le virus. Dr Cissé s’exprimait lors d’une journée de sensibilisation et de consultations organisée par Nioro Assistance médicale autour du thème « Briser le silence sur l’hépatite B en zone rurale ».

Dans une dépêche de l’APS, Dr Cissé a également décrit les limites du plateau technique local. Le département ne dispose pas d’équipement pour mesurer la charge virale ni de FibroScan, outil servant à évaluer l’état du foie. L’absence d’examens de charge virale complique le suivi des patients, tandis que le médecin-chef signale aussi des difficultés d’approvisionnement en ténofovir, médicament utilisé dans le traitement de la maladie.

Le médecin-chef préconise de renforcer les équipements du district et des structures de santé, tout en rapprochant le dépistage et la prise en charge des patients dans les postes et centres de santé.

En raison de la position frontalière de Nioro, Dr Ousseynou Cissé propose une mutualisation des efforts entre les programmes du Sénégal et de la Gambie pour harmoniser leurs interventions contre l’hépatite B.

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