Le deuxième semestre pourra-t-il démarrer normalement à l’Université Assane Seck de Ziguinchor ? La coordination locale du Syndicat Autonome de l’Enseignement Supérieur a posé un ultimatum à l’administration, lors d’un point de presse tenu mercredi 3 juin 2026.
Par la voix de Moussa Diallo, secrétaire général de section, le syndicat a dénoncé des retards répétés dans le paiement des salaires. Les enseignants-chercheurs réclament aussi le règlement des heures complémentaires, c’est-à-dire des enseignements assurés en plus du service habituel, ainsi que des frais liés aux missions académiques et pédagogiques.
Un ultimatum fixé au 15 juin
Le SAES demande une régularisation complète d’ici au 15 juin 2026. Si cette échéance n’est pas respectée, les enseignants-chercheurs menacent de boycotter le démarrage du deuxième semestre dans la majorité des Unités de Formation et de Recherche, les UFR, qui regroupent les formations universitaires par domaines.
Le syndicat reproche également à la direction de l’université un manque de communication sur les causes des retards et sur les délais de paiement. Il réclame un calendrier fiable, après avoir jugé insuffisantes les promesses faites jusque-là aux personnels de l’établissement.
Cette sortie locale intervient après l’alerte lancée, en décembre 2025, par le Bureau national du SAES sur les difficultés des universités publiques, avec des fermetures de campus, un déficit d’infrastructures, un manque d’enseignants-chercheurs et la non-application de mesures annoncées en juin 2024. Lors du point de presse rapporté par EMedia, Moussa Diallo a aussi cité la rétention des notes parmi les actions envisagées par la section SAES de l’UASZ.
