Quels moyens les productrices de niébé à Linguère demandent-elles pour améliorer leurs récoltes ? Lors de sa tournée de suivi agricole, le ministre Cheikh Oumar Bâ s’est rendu dans l’exploitation de Diéry Birane, qui s’étend sur 300 hectares.
Fatou Sarr, porte-parole de la Plateforme production niébé du Djolof, a présenté les besoins de sa coopérative, rapporte lesoleil. Elle a notamment demandé la restauration des sols appauvris et l’octroi d’engrais organiques. Elle a aussi plaidé pour des semoirs, du matériel lourd, des équipements de récolte et des outils de transformation.
Les récoltes sont pénibles, a-t-elle expliqué, en réclamant du matériel pour accompagner les productrices de la récolte jusqu’à la transformation. Elle a également demandé à l’État d’appliquer la loi agropastorale afin de régler les conflits récurrents entre agriculteurs et éleveurs dans la zone.
En visitant l’exploitation, le ministre a salué le travail de la coopérative et rappelé l’accompagnement technique de l’Institut sénégalais de recherches agricoles (ISRA). Il a annoncé la mise en place de coopératives destinées à rendre les producteurs autonomes en semences, un enjeu essentiel pour sécuriser leurs approvisionnements. Le département travaille aussi à réorganiser l’ISRA afin de rapprocher ses services des producteurs.
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Cheikh Oumar Bâ a par ailleurs promis de renforcer la chaîne de valeur du niébé dans la région de Louga, qu’il a présentée comme la première productrice nationale de cette culture.





