« Les cultures ont bien repris », indique Andel Kitane, président de la coopérative agricole Lambor de Latmingué, après les fortes précipitations enregistrées dans la nuit de lundi à mardi.
Le retour des pluies à Latmingué, rapporté par lesoleil, est intervenu après neuf jours d’attente. Dans les champs du Saloum, cette interruption commençait à affecter certaines cultures, en particulier le maïs. Les nouvelles précipitations ont soulagé les parcelles et redonné espoir aux producteurs.
Cette pause rappelle la fragilité du démarrage de l’hivernage : de longues interruptions pluviométriques étaient attendues en début de saison, avec un risque de faux départs pour les semis. L’ANACIM prévoyait un début normal à l’Est et au Sud-Est, mais normal à tardif dans le reste du pays, ainsi que des pluies déficitaires à normales dans le Nord, le Centre et l’Ouest. Les neuf jours sans pluie à Latmingué donnent ainsi toute leur importance aux précipitations qui viennent de tomber.
Andel Kitane explique que les feuilles de maïs avaient commencé à jaunir. Dans les parcelles d’arachide, les effets du manque d’eau et de la chaleur se remarquaient surtout en milieu de journée, notamment dans les zones où l’engrais était fortement concentré. Après la pluie, le président de la coopérative a constaté une reprise du maïs comme de l’arachide.
La coopérative Lambor exploite 10 hectares de maïs, 5 hectares de mil, 10 hectares d’arachide et 1 hectare de riz de plateau. Son président estime que les pauses pluviométriques restent supportables lorsqu’elles ne surviennent pas à une étape décisive du cycle des cultures. Le maïs a commencé à former ses graines, comme le mil et l’arachide, et un apport régulier d’humidité est nécessaire à leur développement.
La durée des pluies à venir sera déterminante pour les récoltes. À Kaolack, Sidy Bâ, président du Conseil régional de concertation et de coopération des ruraux, conditionne les rendements de l’arachide à la poursuite des précipitations jusqu’à la mi-octobre. Les premières pluies de la deuxième décade de juillet avaient déjà entraîné des ressemis, surtout pour le mil, malgré une fenêtre pluviométrique annoncée comme favorable aux semis du 12 au 18 juillet.
À Sanguil Mary, dans la même agglomération, des producteurs contactés décrivent une situation similaire. L’exploitant Abdoulaye Diouf juge toutefois que les cultures se portent bien, tout en précisant qu’il est encore trop tôt pour parler de rendement. Andel Kitane considère la situation maîtrisable dans la zone Centre et évoque les difficultés signalées à Koungheul et, dans une moindre mesure, à Nioro.
Andel Kitane a salué la démarche du ministre de l’Agriculture, qui s’est rendu sur le terrain auprès des producteurs. Après ses constats, le ministre a effectué une tournée de Kédougou à Kaffrine pour s’enquérir de la situation.




