À Dakar, la Confédération AES et la CEDEAO ouvrent leurs négociations

Comment préserver les liens entre les peuples ouest-africains tout en rapprochant les positions de l’AES et de la CEDEAO ? Les deux organisations ont ouvert leurs premières négociations formelles à Dakar, au Sénégal.

Cette rencontre intervient après des préparatifs menés par la délégation commune de l’AES. Le 16 octobre, les ministres des Affaires étrangères du Burkina Faso, du Mali et du Niger s’étaient réunis à Ouagadougou pour examiner les travaux d’experts et préciser leur approche des discussions.

Le ministre burkinabè des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, a coprésidé la cérémonie d’ouverture avec son homologue sénégalais, représentant la présidence en exercice de la CEDEAO. D’après Malijet, Traoré a demandé que les échanges se déroulent dans la franchise et la sincérité, en plaçant les intérêts des populations au centre.

Le médiateur en chef de la CEDEAO auprès de l’AES, Lansana Kouyaté, a pour sa part comparé la rencontre à un « arbre à palabres » et appelé les parties à privilégier le dialogue. Les négociations entre l’AES et la CEDEAO à Dakar portent notamment sur la circulation des personnes et des biens, les infrastructures, le développement, la paix, la sécurité ainsi que des questions juridiques et institutionnelles.

L’envoyé spécial de l’Union africaine pour le Mali et le Sahel, Mamadou Tangara, a salué la capacité des Africains à rechercher eux-mêmes des solutions à leurs différends. Leonardo Simão, représentant spécial du secrétaire général des Nations unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel, a exprimé le soutien de son institution au processus.

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