À l’occasion de la Fête du Travail, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a reçu ce vendredi les représentants des centrales syndicales au Palais de la République pour la traditionnelle remise des cahiers de doléances. Un rendez-vous qui intervient un an après la signature du pacte de stabilité sociale. Il appelle à préserver le pacte de stabilité sociale, entre autres.
Face aux partenaires sociaux, le chef de l’État a dressé un état des lieux des acquis, malgré une conjoncture qu’il qualifie de « contrainte », avant d’annoncer de nouvelles réformes, d’insister sur la protection sociale et d’appeler au respect des engagements pris. Il a également exprimé son souhait de faire de 2026 une année de consolidation.
Les centrales syndicales ont, de leur côté, exposé leurs revendications, espérant une prise en charge diligente de leurs préoccupations.
Dans une allocution solennelle, le président Faye a salué travailleurs et employeurs, situant cette célébration dans un contexte marqué par des tensions sur le pouvoir d’achat et des mutations du marché du travail.
« Cette conjoncture impose à tous un sens élevé des responsabilités afin de concilier la soutenabilité de nos finances publiques et l’exigence de justice sociale », a-t-il déclaré.
Des réformes sociales en cours et annoncées
Le chef de l’État a mis en avant l’état d’avancement des réformes du Code du travail et du Code de sécurité sociale, déjà adoptées en Conseil des ministres et attendues à l’Assemblée nationale en 2026.
Parmi les mesures évoquées figurent l’extension du congé de maternité à 18 mois, la généralisation de l’indemnité représentative de logement dans la fonction publique, ainsi que la revalorisation des salaires des domestiques et des travailleurs agricoles.
Il a précisé que les textes soumis au Parlement intégreront les consensus issus des concertations avec les partenaires sociaux.
Protection sociale et emploi au cœur des priorités
Le président de la République a également mis en exergue plusieurs actions engagées : recrutements dans les secteurs de l’éducation et de la santé, digitalisation de l’administration, extension progressive de la protection sociale aux travailleurs de l’économie informelle, ainsi que gestion concertée de contentieux sociaux.
Il a réaffirmé sa volonté de moderniser l’administration du travail afin d’en améliorer l’efficacité et de réduire les conflits sociaux.
Appel au respect du pacte social
Reconnaissant la persistance de tensions dans certains secteurs, malgré la signature d’une trêve sociale de trois ans, le chef de l’État a insisté sur la nécessité de respecter les engagements pris.
« Le respect de la trêve sociale constitue une exigence majeure de crédibilité et une condition indispensable à un climat social durablement apaisé », a-t-il rappelé.
Il a toutefois salué les avancées enregistrées, notamment dans le secteur de l’éducation, à la suite d’un accord récent entre l’État et les syndicats.
Pouvoir d’achat et dialogue social
Le président Faye est également revenu sur les mesures prises pour alléger le coût de la vie, notamment la baisse de certaines denrées de première nécessité. Il a appelé à une meilleure coordination dans le suivi des doléances syndicales.
Les organisations patronales ont, quant à elles, été invitées à renforcer leur rôle dans l’investissement productif et la création d’emplois.
Vers une année de consolidation
En conclusion, Bassirou Diomaye Faye a appelé à faire de 2026 une année de consolidation des acquis et d’accélération des réformes, notamment en matière de protection sociale, de retraites, d’emploi des jeunes et de modernisation de la fonction publique.
« La transformation profonde du pays ne saurait se réaliser sans un dialogue social sincère, un travail décent et une justice sociale effective », a-t-il affirmé.
« respect » on croit rêver venant de Dioumaye Yoroul Foulah. C’est vraiment incroyable que de l’entendre utiliser ce mot. Pour lui ça veut dire mentir éhontément et sans réserve.