Un maçon de 42 ans, identifié sous les initiales A. N, a été placé en garde à vue au commissariat d’arrondissement de Yeumbeul après que sa propre fille mineure l’a accusé d’abus sexuels répétés et de tentative de viol. Les faits, qui se seraient déroulés sur plusieurs semaines, ont été portés à la connaissance des autorités le 31 mai 2026 selon seneweb.
La mère alerte la police
C’est K. S qui a déclenché la procédure en déposant une plainte pour tentative de viol et pédophilie contre son mari, père biologique de la victime. Selon ses déclarations consignées dans un procès-verbal, tout a basculé le 31 mai 2026, en fin d’après-midi. Vers 18 heures, sa fille C. Ndiaye, 14 ans, s’est présentée à son domicile dans un état de visible détresse. La jeune fille a d’abord demandé à s’entretenir en privé avec sa grand-mère avant que les révélations ne remontent jusqu’à la mère, qui a aussitôt saisi les forces de l’ordre.
Un calvaire qui durait depuis le début de l’année scolaire
Auditionnée en présence de sa mère, la jeune C. Ndiaye a livré un récit accablant. Résidant habituellement avec sa mère à Keur Massar, elle avait rejoint le domicile paternel à Yeumbeul en début d’année scolaire pour des raisons de commodité géographique. Elle occupait alors sans problème la chambre de sa tante paternelle, jusqu’au jour où son père lui a ordonné de dormir désormais dans sa chambre.
C’est à partir de ce moment que les abus auraient débuté. La victime a décrit des épisodes au cours desquels son père lui aurait intimé de se déshabiller, prétextant vouloir « vérifier si elle était vierge », filmant ses parties intimes lors de ces scènes. Elle a également fait état d’attouchements sexuels répétés. Pour l’empêcher de parler, le mis en cause l’aurait systématiquement présentée aux membres de la famille comme une adolescente aux mœurs légères et rebelle — une stratégie de discrédit destinée à étouffer d’éventuelles accusations. Acculée, la jeune fille a finalement choisi de fuir et de tout révéler à sa mère.
Les vidéos, preuve à charge
Face aux enquêteurs, A. Ndiaye a d’abord reconnu sa paternité tout en niant toute cohabitation avec sa fille. Mais l’exploitation de son téléphone portable a mis à mal sa version des faits : des vidéos et images à caractère sexuel y ont été découvertes. Confronté à ces éléments, il a finalement admis que la jeune fille filmée n’était autre que sa propre fille.
L’expertise médico-légale pratiquée au centre de santé de Yeumbeul n’a révélé aucune lésion hyménale, mais a constaté la présence de pertes blanches.
L’affaire a été transmise au procureur de la République Saliou Dicko.

On nous parlait déjà d’un autre cas avec une enfant de 13 ans.
Au lieu de s’attarder sur les hommes femmes l’état du Sénégal devrait se concentrer sur ce qui se passe à l’intérieur des domiciles.