Le gouverneur de l’Hadramaut, Salem al-Khanbashi, a estimé que le retrait des forces du Conseil de transition du Sud (CTS) de la province orientale du Yémen demeure insuffisant par rapport aux exigences gouvernementales. Ces mouvements de troupes interviennent dans un contexte de tensions persistantes où les autorités cherchent à prévenir toute escalade militaire.
Selon les précisions apportées par le gouverneur lors d’une intervention médiatique, des retraits ont bien été observés dans certaines zones de l’est de la vallée de l’Hadramaut, notamment à l’aéroport d’Al-Mukalla et dans la zone de Dhabba. Toutefois, Salem al-Khanbashi a souligné qu’une présence significative des forces du CTS persiste dans le Wadi Hadramaut et la ville de Chibam. L’objectif affiché par les autorités locales, affiliées au gouvernement reconnu internationalement, est le retour de ces troupes à leurs positions antérieures afin d’« éviter toute effusion de sang ».
De son côté, le ministre yéménite de l’Information, Moammar al-Eryani, a confirmé ces mouvements partiels sans entrer dans les détails opérationnels. Il a assuré que l’État gère la situation de manière responsable, en étroite coordination avec la Coalition arabe, pour garantir la sécurité et empêcher une détérioration de la situation sécuritaire.
En réponse à ces déclarations, le porte-parole du CTS, Mohammed al-Naqib, a qualifié ces manœuvres de « redéploiement » coordonné avec la coalition dirigée par l’Arabie saoudite. Il a indiqué que la première brigade des forces « Bouclier de la Nation » a été repositionnée vers la zone de Thamud, proche de la frontière saoudienne. Selon lui, ces opérations visent à sécuriser le sud, couper les routes de contrebande d’armes et lutter contre les organisations terroristes.
Cette situation militaire survient sur fond de frictions diplomatiques régionales. Des tensions ont été signalées entre l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis concernant la gestion du dossier yéménite, exacerbées par des incidents récents au port de Mukalla.


