Wolof, Pulaar, Sérère… : Sonko veut que l’État parle la langue du peuple

La transparence dans la gestion publique ne peut produire pleinement ses effets si les citoyens ne comprennent pas les informations mises à leur disposition. Il veut que l’État parle le langage des Sénégalais. C’est l’un des points développés par Ousmane Sonko dans son discours d’ouverture de la session ordinaire unique 2026-2027 de l’Assemblée nationale.

Pour le président de l’institution parlementaire, publier des documents ne suffit pas à garantir le droit des citoyens à l’information. Encore faut-il que les données soient présentées de manière intelligible et accessibles au plus grand nombre.

« On peut publier des milliers de pages sans rien dire », a-t-il déclaré, avant d’ajouter : « Une transparence qui noie n’est qu’une opacité en habit de lumière. »

Ousmane Sonko a ainsi plaidé pour une information publique qui ne se limite pas à rendre les documents administratifs disponibles, mais qui permette réellement aux citoyens de comprendre les décisions prises en leur nom.

Il a expressément évoqué l’importance des langues nationales, citant notamment le wolof, le pulaar, le mandingue, le sérère, le joola et le soninké.

Cette orientation s’appuie sur une conception participative de la démocratie. Le citoyen, selon le président de l’Assemblée nationale, ne doit pas être considéré comme un simple électeur sollicité au moment des scrutins.

Il demeure un membre de la communauté politique, en droit de s’informer, d’interroger les institutions et de juger leur action.

Ousmane Sonko a également rappelé que la confiance ne se décrète pas. Elle se construit grâce à la cohérence entre les paroles et les actes, mais aussi par la possibilité offerte aux citoyens de vérifier les informations communiquées.

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