Il y a quelque chose de profondément choquant dans ce qui se passe aujourd’hui autour de la Coupe du monde 2026.
Jamais, à ma connaissance, un pays organisateur d’un Mondial n’avait envoyé un signal aussi contradictoire au reste du monde : « Venez célébrer le football chez nous, mais certains d’entre vous ne sont pas les bienvenus. »
Le football est né dans la rue, dans les quartiers populaires, dans les villages reculés et sur les terrains vagues. Il appartient aux peuples avant d’appartenir aux institutions. Pourtant, à quelques mois du plus grand événement sportif de la planète, l’administration Trump transforme ce rendez-vous universel en parcours d’obstacles pour des milliers de supporters, de journalistes, de dirigeants sportifs et même de délégations nationales.
Restrictions de visas, contrôles renforcés, interdictions visant plusieurs nationalités : le message est clair. Derrière les stades flambant neufs et les cérémonies grandioses se dressent des murs invisibles qui contredisent l’essence même du football.
Comment parler d’universalité lorsque certains supporters sont regardés avec suspicion avant même d’avoir franchi une frontière ?
Comment célébrer le brassage des peuples lorsque l’on trie les visiteurs selon leur origine ou leur nationalité ?
Comment accueillir le monde tout en lui fermant la porte ?
Cette situation est d’autant plus préoccupante qu’elle se déroule dans un silence presque assourdissant de la FIFA. Une FIFA prompte à prononcer des discours sur la diversité, l’inclusion et la lutte contre les discriminations, mais étonnamment discrète lorsque ces mêmes valeurs sont mises à l’épreuve par le pays hôte de sa compétition reine.
À quoi servent les campagnes contre le racisme si l’on détourne le regard face à des politiques qui excluent et stigmatisent ?
À quoi servent les slogans sur l’unité du football si certains peuples doivent franchir davantage d’obstacles que d’autres pour participer à la fête ?
Le football n’est pas un privilège réservé aux détenteurs des bons passeports. C’est un langage universel. Il est l’un des rares espaces où un enfant de Dakar, de Rio, de Tunis, de Mexico ou de Jakarta peut rêver du même trophée et vibrer pour les mêmes émotions.
Donald Trump a choisi de politiser ce qui devrait rassembler. Il a choisi de placer les frontières avant la fraternité sportive. Il a choisi de marquer avant même le coup d’envoi.
Mais le football est plus grand que les murs. Plus grand que les calculs électoraux. Plus grand que les politiques de rejet.
Le Mondial 2026 doit être la fête des peuples, pas celle des exclusions. La FIFA, les fédérations, les joueurs et les sociétés civiles ont aujourd’hui la responsabilité morale de le rappeler.
Car si la Coupe du monde cesse d’être un lieu de rencontre entre les peuples, alors elle perd une partie de son âme.
Et sans cette âme, le football ne sera plus jamais tout à fait le football.
Trump a déjà gâté la fête du mondial 2026 avec la complicité de la FIFA.
*Président d’horizon Sans Frontières
Chercher et consultant en migrations internationales.

Les Etats Unis n’organiseront jamais plus une compétition sportive internationale.
Espérons que l’ICE va investir les stades pour arrêter et persécuter les joueurs, leurs délégations et supporters pour le plus grand plaisir de Trump..