La question des victimes des violences politiques survenues au Sénégal entre 2021 et 2024 reste au cœur du débat. Pour Mame Mactar Gueye, vice-président de l’ONG Jamra, la réconciliation nationale ne peut être durable si toutes les responsabilités ne sont pas préalablement établies. « Tourner la page ne signifie pas oublier les victimes, lajustice doit d’abord déterminer les responsabilités ».
Jamra exige la vérité avant la réconciliation. Mame Mactar Gueye dénonce une approche qui, selon lui, aurait tendance à opposer les victimes ou à privilégier certains dossiers. Il plaide pour que toutes les victimes soient traitées sur un pied d’égalité, indépendamment de leur appartenance politique ou de leur camp.
Il revient également sur la question des indemnisations. Il évoque notamment une enveloppe de 5 milliards de francs CFA destinée à indemniser certaines victimes. À ses yeux, cette question ne devrait pas relever d’une simple décision politique.
« C’est la justice qui doit d’abord déterminer les responsabilités », soutient-il mardi sur la Rfm, estimant que l’évaluation des préjudices doit être confiée à des structures compétentes avant toute indemnisation.
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Le vice-président de Jamra cite plusieurs situations de personnes dont les biens auraient été détruits ou incendiés pendant les manifestations. Il évoque notamment des commerçants, des entrepreneurs et des propriétaires ayant subi d’importantes pertes matérielles.
Pour lui, l’État doit prendre en compte ces victimes au même titre que celles ayant subi d’autres formes de préjudices. Il insiste également sur la situation des familles ayant perdu un proche pendant les événements.
Au-delà de la question financière, Mame Mactar Gueye estime que la justice doit permettre de faire la lumière sur les violences, aussi bien celles imputées à des manifestants que celles impliquant, selon les cas, des membres des forces de défense et de sécurité.
« Il faut situer les responsabilités dans tous les camps », soutient-il, considérant que cette démarche constitue un préalable à une véritable réconciliation.
En dernière analyse, pour Jamra, tourner la page ne signifie pas oublier les victimes, mais plutôt établir la vérité, rendre justice et permettre aux personnes concernées de retrouver leurs droits.






Cet écervelé parle beaucoup mais est très peu informé. L’amnistie n’a pas tourné la page des crimes de sang et autres traitements dégradants. Tout le monde sait le bouc émissaire qu’il cherche mais c’est peine perdue. C’est trop cousu de fil blanc. Vieux connard.
✒️✒️JE M’Adresse à tous les nassara ✒️sur leurs propres territoires✒️ au NOM du SEIGNEUR à QUI JE ME VOUE✒️✒️✒️✒️