Face à la dégradation du climat politique et social au Sénégal, plusieurs responsables politiques sortent de leur réserve. C’est le cas de Cheikh Ibrahima Diallo, secrétaire général du parti Justice et Développement (PJD), qui a tenu à mettre en garde contre tout risque d’effondrement des fondements démocratiques du pays.
Dans une déclaration diffusée sur les réseaux sociaux, le leader du PJD exprime son inquiétude face à l’escalade des tensions. Selon lui, le Sénégal se trouve à un tournant décisif où la préservation des institutions doit devenir une priorité absolue, au-dessus des clivages politiques.
« On peut nous priver de tout, sauf déstabiliser nos institutions », a-t-il martelé, appelant l’ensemble des acteurs à la retenue.
Un appel à la plus haute autorité de l’État
Pour Cheikh Ibrahima Diallo, la gravité de la situation impose une vigilance particulière de la part du chef de l’État et des décideurs publics. Il estime qu’une erreur de trajectoire pourrait menacer durablement la cohésion nationale.
« Le Sénégal traverse une phase critique qui demande une vigilance de la part de l’autorité suprême », a-t-il averti, invitant le pouvoir à se conformer scrupuleusement aux lois pour éviter toute dérive autoritaire ou chaotique. Il exhorte ainsi le président de la République et son gouvernement à « veiller à respecter nos lois pour ne pas tomber dans le chaos ».
La stabilité comme seul horizon
Au-delà de la mise en garde, le secrétaire général du PJD plaide pour un sursaut collectif en faveur de la paix civile. Il rappelle que l’économie, la vie quotidienne des citoyens et l’avenir du pays dépendent d’un environnement stable et apaisé.
Loin des querelles de positionnement, Cheikh Ibrahima Diallo conclut son message par une formule qui résume son engagement : « C’est à l’intérêt de tous d’avoir un pays stable et vivable. » Un appel à la sagesse que le parti Justice et Développement espère voir entendu par l’ensemble de la classe politique et de la société sénégalaise.