Primature : Aminata Touré présentée comme le meilleur rempart face à Ousmane Sonko

À l’heure où le chef de l’État arbitre le choix du futur Premier ministre, les pressions s’intensifient dans les coulisses du pouvoir sénégalais. Cheikh Ibrahima Diallo, secrétaire général du Parti pour la Justice et le Développement (PJD) et coordonnateur départemental des affaires religieuses et culturelles de la coalition à Kaolack, sort du silence. Son message est clair : la fonction ne saurait être confiée à n’importe qui.

Pour ce leader ancré dans le terrain, la récente « limousine » orchestrée par Ousmane Sonko impose une riposte à la hauteur du défi. Une réponse politique, certes, mais aussi diplomatique. Et à ses yeux, une seule figure incarne cette double exigence : le Docteur Aminata Touré.

L’argument de Cheikh Ibrahima Diallo repose sur la connaissance fine des institutions onusiennes que possède l’ancienne Première ministre, sur sa maîtrise de l’anglais et sur son épais carnet d’adresses international.

Autant d’atouts qu’il juge indispensables pour contrer un « adversaire de taille » tel que le patron de Pastef, tout en rayonnant à l’étranger.

« Le président de la République a besoin d’un bouclier et d’une force de frappe politique d’expérience », résume-t-il.

Le responsable kaolackois ne s’embarrasse pas de précautions oratoires : il avertit le chef de l’État contre les profils purement technocratiques, les financiers sans ancrage populaire et les « vieux du landerneau politique » que certains cercles tentent de lui imposer.

Selon lui, ces choix seraient déconnectés des réalités ou usés par le temps. Le contexte exige une combativité sur le terrain et une rigueur d’État. Un équilibre qu’Aminata Touré, par son passé de chef du gouvernement et sa légitimité politique, serait la mieux placée pour incarner.

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