L’administration américaine fait face à une nouvelle offensive judiciaire à l’approche des élections de mi-mandat de novembre. Une coalition regroupant près de deux douzaines d’États dirigés par des démocrates a déposé une plainte contre le gouvernement fédéral.
L’action en justice vise à bloquer un décret exécutif signé mardi par le Président Donald Trump. Ce document instaure de nouvelles limites concernant le vote par correspondance. Concrètement, le texte ordonne au département de la Sécurité intérieure (DHS) de compiler et de transmettre une liste des citoyens américains habilités à voter dans chaque État. Il exige ensuite que les services postaux des États-Unis (USPS) ne distribuent les bulletins de vote qu’aux personnes figurant sur ce registre spécifique.
Selon les éléments rapportés par Al Jazeera, les plaignants, parmi lesquels figurent la procureure générale de New York, Letitia James, et le gouverneur de Pennsylvanie, estiment que cette mesure outrepasse les pouvoirs présidentiels. La plainte souligne que le décret violerait la Constitution américaine, laquelle stipule que les responsables étatiques décident des périodes, des lieux et des modalités des élections. Les États soutiennent également que seul le Congrès dispose de la prérogative d’adopter de nouvelles restrictions sur l’organisation des scrutins, ajoutant qu’une modification si proche des échéances de novembre créerait le chaos.
De son côté, le Président Donald Trump justifie cette initiative par la nécessité de lutter contre la fraude électorale. Les observateurs indépendants, incluant la fondation conservatrice Heritage Foundation, relèvent cependant, à travers leurs bases de données, un taux de fraude extrêmement faible lors des scrutins américains. Les associations de défense des droits civiques soulignent que la mesure s’appuierait sur une liste fédérale incomplète et ferait peser une charge excessive sur les services postaux. Le vote par correspondance a connu une hausse significative aux États-Unis, représentant un tiers des suffrages exprimés lors des élections de 2024.
L’organisation du vote constitue un enjeu central des prochaines élections de mi-mandat, qui détermineront le contrôle de la Chambre des représentants et du Sénat. En parallèle de ce décret, le Président Donald Trump exhorte les législateurs à adopter le « SAVE America Act ». Ce texte exigerait des preuves de citoyenneté accrues, comme un acte de naissance ou un passeport, ainsi qu’une pièce d’identité avec photo pour s’inscrire et voter. Des groupes de défense des droits alertent sur le fait que ces dispositions pourraient exclure de nombreux électeurs, notamment les femmes ayant changé de nom de famille après leur mariage.
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