Triste anniversaire: ce 06 avril 2008, Jamra devint orpheline d’Abdou latif Guèye, colombe de la paix…

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A LA SURPRISE GENERALE, le défunt fondateur de JAMRA, le député Abdou Latif Guèye, avait réussi la miraculeuse prouesse de réunir autour d’une même table les deux « frères ennemis », leaders charismatiques rivaux de la rébellion sudiste, qui se sont toujours regardé en chiens de faïence: Abbé Diamacoune Senghor, patron de l’aile politique du Mouvement des forces démocratiques de la Casamance (MFDC) et Sidy Badji, chef de file de « Atika », la branche militaire du MFDC.

ON SE CROIRAIT dans un rêve! Un grand espoir venait de naître, en ce mois de mars 2002, pour que soit enfin balisée une route menant à des pourparlers productifs, entre l’État du Sénégal et les indépendantistes. Le Président de la République, Me Wade, magnifia ce regain d’espoir pour une PAIX DURABLE EN CASAMANCE, à travers un téléfax d’encouragement qu’il adressa séance tenante à Latif Guéye, alors en pleine MÉDIATION dans le Kassaï.

CONFORTANT ainsi ce dernier dans sa noble démarche de pacification. Le président du Mfdc, Abbé Diamacoune, ne fut pas en reste, en confirmant sa bonne volonté de parvenir à une PAIX DURABLE EN CASAMANCE, qu’il appela de tous ses vœux, par le biais d’une lettre manuscrite, en date du 26 août 2002, qu’il fit remettre au Président exécutif de JAMRA Abdou Latif Guéye (et que nous vous livrons dans cette vidéo)!

MAIS HÉLAS, la « restore hope » ne dura que le temps d’une rose. De prétendus « Monsieur Casamance » avaient, depuis la capitale, méchamment et jalousement, torpillé cette louable initiative. Ils se connaissent… Et sont bien connus! Que le chef de l’État se méfie comme de la peste de ces affairistes sans foi ni loi, experts en crocs-en-jambe (Latif en sait quelque chose !), qui ont obstinément fait de cette crise casamançaise un détestable fonds de commerce.

À L’INSTAR de ces vendeurs d’armes sur des champs de conflit, la paix en Casamance est le cadet de leurs soucis! Cette vieille rengaine, consistant à dire que « c’est le président Yahya Jammeh qui offre aux rebelles une base de repli, en Gambie », où ils se réfugient après chaque attaque, est désormais tombée en désuétude. On ne peut continuer de vivre impunément du sang des victimes civiles innocentes. Nous pensons surtout aux 700 victimes civiles, des paysans pour la plupart, de mines anti-personnel. Mais Allah ne dort pas!

IL EST GRAND TEMPS de redonner à la Verte Casamance son lustre d’antan. Des Assises économiques spéciales devraient lui être consacrées, comme l’avait suggéré Abbé Diamacoune Senghor, figure emblématique de l’irrédentisme, afin de juguler le chômage endémique, source de frustrations multiformes.

EN COMMENÇANT par ressusciter les outils de production, quasi inexistants, en raison de l’insécurité ambiante. Alors que, paradoxalement, nombre d’experts s’accordent aujourd’hui à dire que ce grenier économique du Sénégal dispose d’un potentiel agricole et minier qui pourrait faire vivre toutes les autres régions du pays!

QUE LES MARTYRS tombés sur cette terre d’espérance reposent en paix.

QU’ALLAH couvre de Son Manteau de Miséricorde la Colombe de la Paix, le regretté fondateur de JAMRA, le député Abdou Latif Guéye.

ONG islamique JAMRA

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