Trêve États-Unis – Iran : la Maison Blanche dément le médiateur pakistanais sur un point crucial de l’accord

Un désaccord profond émerge autour des contours de la trêve de deux semaines conclue entre les États-Unis et l’Iran. Alors que le Pakistan, médiateur des négociations, a annoncé les termes de l’accord, une divergence majeure oppose désormais Washington et Téhéran sur le périmètre d’application de cette entente.

Selon les informations rapportées par Al Jazeera, le vice-président américain JD Vance a adressé une mise en garde à l’Iran, qualifiant de « stupide » toute volonté de compromettre le cessez-le-feu en raison des attaques israéliennes au Liban. L’administration du président Donald Trump soutient fermement que le territoire libanais n’a jamais été inclus dans les discussions.

Cette position contredit les déclarations officielles de Téhéran et d’Islamabad. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a relayé le communiqué du Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, qui intègre explicitement le Liban dans la trêve. Le chef de la diplomatie iranienne a souligné que les États-Unis devaient choisir entre le cessez-le-feu ou la poursuite de la guerre par l’intermédiaire d’Israël.

Interrogé mercredi, à sa sortie de Hongrie, sur ces positions contradictoires, JD Vance a évoqué un « malentendu légitime » tout en dénonçant une « propagande de mauvaise foi ». Les responsables américains n’ont toutefois pas expliqué pourquoi la déclaration pakistanaise mentionnait le Liban.

Sur le terrain, les opérations militaires se poursuivent. Mercredi, Israël a mené une série de frappes aériennes particulièrement destructrices au Liban, causant la mort d’au moins 254 personnes et faisant plus de 1 100 blessés. JD Vance a néanmoins affirmé que les Israéliens s’étaient engagés à faire preuve d’une certaine retenue au Liban pour garantir le succès des négociations irano-américaines.

Les hostilités au Liban se sont intensifiées début mars, à la suite d’une attaque à la roquette du Hezbollah contre Israël et de l’assassinat du guide suprême iranien, Ali Khamenei. Face aux récentes frappes de mercredi, le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) a menacé de reprendre les combats si Israël ne respecte pas le cessez-le-feu au Liban, promettant une réponse ferme aux agressions dans la région. Les autorités iraniennes ont par ailleurs réaffirmé qu’elles maintiendraient leur soutien au Hezbollah, qui fait face à des pressions internes croissantes au Liban.

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