Quelques premières considérations.
– Comment sommes-nous passés d’une stratégie de gestion active de la dette, qui marchait de ses aveux continus, y compris lors du dernier Débat d’orientation budgétaire, à un Plan de traitement de la dette ? Pourquoi ce changement stratégique ?
– Dans la version en wolof de sa sortie, Diba informe de la sélection d’un conseiller financier pour accompagner ce « traitement de la dette » (entendez restructuration, qu’elle soit légère ou corsée). Les médias étrangers spécialisés avaient bien parlé de cet état de fait. Est-ce la banque Lazard, déjà accompagnatrice du Ghana et de la Zambie notamment ?
– Les actions à mener sur l’économie réelle, telles qu’une meilleure gestion des dépenses (notamment celles liées à l’énergie) ou l’élargissement de l’assiette fiscale, rappellent curieusement les axes du PRES. Qu’est-ce qui a donc changé si les contours restent les mêmes ?
Ce qui m’amène à un troisième point naturel, lié à cette restructuration elle-même : quelle forme prend-elle réellement ? Le marché domestique est hors de portée, ce qui est une bonne nouvelle pour le système bancaire local. Sur la dette extérieure en revanche, quels paramètres de la dette vont être touchés ?
Quelles sont les SPÉCIFICITÉS dont parle le Ministre ?
De tels programmes avec le FMI s’accompagnent toujours de compromis sociaux. Le passage du nombre de bénéficiaires de 500 000 à 1 000 000 (qui, soit dit en passant, est un indicateur de pauvreté qui ne faiblit pas) n’est pas en soi un indicateur suffisant de protection du dispositif social. Quel sort pour l’école, la formation professionnelle, la santé ?
Beaucoup d’interrogations !
Li cii kanaam rawul bët !
Cheikh Fatma DIOP, Économiste.
Commissaire à l’Economie et à la Planification PASTEF-Les Patriotes

Tu as été directeur de cabinet de Njeck Sarré au ministere de la formation professionnelle et vous n’avez rien foutu pendant deux ans.
Vous nous prenez pour vos cons
Un ajustement structurel caché de la dette version Dioumaye.