Thierno Alassane Sall appelle magistrats et intellectuels à se mobiliser pour défendre la démocratie sénégalaise

Le député Thierno Alassane Sall, coordonnateur des non-inscrits, a tenu une conférence de presse au cours de laquelle il a vivement critiqué la gestion de l’Assemblée nationale par Ousmane Sonko. Selon Xibaaru, il a dénoncé une dérive autoritaire qu’il juge préoccupante pour la démocratie sénégalaise.

Revenant sur la séance du 29 juin, il a rappelé que le député Abdou Mbow avait été empêché de reprendre la parole au pupitre après le rejet de sa question préalable. Des députés de la majorité Pastef ont alors tenté de le déloger physiquement, provoquant une mêlée générale qui a nécessité l’intervention des gendarmes du GIGN. Thierno Alassane Sall affirme avoir lui-même été privé de parole malgré un rappel au règlement, une attitude qu’il assimile à une « dictature » instaurée dès l’installation de Sonko au perchoir.

Ce n’est pas la première charge de l’ancien ministre contre la gestion de l’Assemblée. Avant même l’élection d’Ousmane Sonko à la présidence le 26 mai dernier — avec 132 voix sur 133, l’opposition ayant boycotté le scrutin —, il avait accusé PASTEF de chercher à provoquer une crise institutionnelle majeure en imposant l’ancien Premier ministre au perchoir.

Pour le député, l’hémicycle se résume désormais à une seule personne, et la démocratie est « en chute libre avec Pastef ». Il a rapporté que certains membres de la majorité, comme Guy Marius Sagna, avaient reconnu une erreur de procédure en rappelant le droit d’Abdou Mbow à reprendre la parole, sans que cela ne change rien. Il critique aussi le recours à la procédure d’urgence pour faire adopter la révision constitutionnelle avant le 30 juin, dénonçant un « forcing » qui fragilise les institutions.

Thierno Alassane Sall a également mis en cause le chef de l’État Bassirou Diomaye Faye, qu’il accuse de cautionner cette situation. « Le président de la République laisse faire. Il partage le pouvoir avec Ousmane Sonko et ils dirigent ensemble le pays », a-t-il déclaré. Face à l’échec des recours institutionnels, il appelle désormais la société civile, les magistrats, les intellectuels et l’ensemble des forces vives à se mobiliser pour défendre la démocratie sénégalaise.

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4 commentaires

  1. Vous n’entendrez jamais ces hypocrites parler de déclaration de patrimoine . Naafexx yu bonn yi, cim. Shame on you.

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