Le billet du TER vers l’AIBD coûte 4 000 FCFA. Le Collectif pour la défense des intérêts de la commune de Keur Moussa estime ce tarif élevé pour les salariés de la plateforme, qui pourraient ainsi renoncer à l’utiliser régulièrement pour leurs trajets domicile-travail.
Le collectif critique aussi les horaires de circulation, limités à 22 heures. Selon ses responsables, une part importante des vols arrive entre 22 heures et 3 heures du matin, laissant des voyageurs sans accès au train à ces heures. Dans un article de Senenews, son secrétaire général, Aliou Diouf, estime que le TER ne répond pas à lui seul aux besoins de mobilité autour de l’aéroport.
La desserte des communes voisines pose également problème, selon le collectif. Depuis la gare de l’AIBD, des habitants de Keur Moussa, Diass, Sindia et Nguékhoh doivent parfois prendre un taxi « clando » ou un « thiak-thiak » pour rentrer chez eux. Ce trajet supplémentaire peut coûter environ 2 000 FCFA.
Pour les employés, la mobilité ne s’arrête pas à la gare. Le collectif indique que l’AIBD accueille de nombreuses entreprises et emploie chaque jour plus de 2 000 personnes. La gare se trouve à plusieurs kilomètres de certaines zones d’activité, dont le secteur cargo et fret, ce qui complique l’accès au travail pour les salariés sans véhicule.
Le prolongement de la ligne a franchi une étape technique en décembre 2025 : le 15 décembre, l’APIX a annoncé la réussite des essais d’intégration de l’énergie, de la signalisation et du matériel roulant sur le tronçon Dakar–AIBD.



Il faut un tarif preferenciel ou un abonnement pour les travailleurs de l’aeroport.