Depuis le 1er mars, la fermeture du détroit d’Ormuz par Téhéran exacerbe les tensions au Moyen-Orient et perturbe le marché énergétique mondial. Face à cette impasse qui fait flamber les cours du pétrole et des engrais, le président américain a pris la parole ce vendredi pour détailler la réponse militaire et stratégique de Washington.
Interrogé par la presse, Donald Trump a annoncé que des escorteurs de la marine américaine seraient « bientôt » déployés pour sécuriser le passage des pétroliers à travers cette voie maritime stratégique. Une mesure qui, selon le locataire de la Maison-Blanche, devrait entraîner une « forte baisse du prix de l’essence et du gaz ».
La stratégie américaine s’accompagne d’un avertissement direct concernant les installations pétrolières iraniennes. Dans un message diffusé sur sa plateforme Truth Social, Donald Trump a indiqué que les forces américaines avaient déjà bombardé « toutes les cibles militaires » situées sur l’île de Kharg. Il a précisé que les États-Unis n’hésiteront pas à détruire les infrastructures pétrolières de cette même île si l’Iran maintient son blocus maritime. Ce site représente le pilier du système d’exportation iranien, par lequel transitent 90 à 95 % du brut national, soit environ 1,7 million de barils par jour l’an dernier.
Selon l’agence Anadolu, cette escalade s’inscrit dans un contexte régional hautement instable depuis l’attaque conjointe menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran le 28 février dernier. Ces frappes, qui ont causé la mort d’au moins 1 300 personnes dont le guide suprême Ali Khamenei, ont entraîné une riposte de Téhéran via des salves de drones et de missiles ciblant Israël, la Jordanie, l’Irak et plusieurs bases américaines dans le Golfe.
Questionné sur la convergence des objectifs entre Washington et Tel-Aviv dans ce conflit, Donald Trump a nuancé l’alignement des deux alliés. Soulignant qu’Israël est un pays différent des États-Unis, il a estimé que leurs priorités respectives « pourraient être un peu différentes », tout en réaffirmant la supériorité militaire américaine dans la région.