L’absentéisme à l’Assemblée nationale est-il en train de devenir une menace pour le fonctionnement de l’institution ? Avec un taux de 34 % enregistré récemment, l’ancien responsable politique Aldiouma Sow tire la sonnette d’alarme.
Selon Walf Groupe, Aldiouma Sow a publié lundi une charge virulente contre la majorité parlementaire, estimant que ce niveau d’absence traduit un « malaise profond » au sein du groupe majoritaire. Il va jusqu’à évoquer un possible « désaveu irréversible » de la gestion de l’Assemblée et parle d’un « pronostic vital » engagé pour l’institution.
Dans sa publication, relayée par lactuacho, l’ancien responsable politique se projette également sur les prochaines échéances électorales. Il invite les députés « patriotes et républicains » à afficher leurs positions, avertissant que leurs sièges pourraient être convoités par d’anciens ministres et des conseillers techniques. Ces derniers, qualifiés de « SONKO-dépendants » et de « carriéristes recyclés », auraient l’ambition de profiter d’une prochaine législature pour entrer à l’Assemblée.
La question de l’absentéisme parlementaire n’est pas nouvelle. En février dernier, la députée Anta Babacar Ngom avait déjà dénoncé l’absence de certains députés non inscrits, qu’elle attribuait à un déficit de démocratie interne. Elle affirmait avoir saisi le président de l’Assemblée, El Malick Ndiaye, sans obtenir de mesures concrètes. Parallèlement, une proposition de modification du règlement intérieur, déposée il y a quelques mois, prévoit des sanctions progressives allant jusqu’à la suspension des indemnités pour les députés régulièrement absents sans justification.
