Pourquoi inscrire 1,5 milliard de francs CFA pour le projet d’électrification rurale de l’ASER dans la LFR 2026 alors que les réalisations attendues restent incertaines ? Le collectif Sunu 37 milliards conteste cette ligne budgétaire et s’interroge sur le remboursement de la dette par le contribuable sénégalais.
Dans un communiqué rendu public lundi, le collectif indique que cette inscription figure à la page 103 du texte. Il rappelle qu’environ 37 milliards de francs CFA ont déjà été décaissés et estime que l’exécution du projet comme l’utilisation des fonds suscitent encore des interrogations. Dakaractu rapporte que le collectif demande au ministre de l’Économie et des Finances, Cheikh Diba, et au ministre chargé de l’Énergie, Abdourahman Diouf, de fournir des explications.
Le groupe réclame aussi que les responsabilités soient établies, notamment celles d’anciens responsables de l’ASER, et que les intérêts financiers du Sénégal soient préservés. Il reproche à José, responsable d’AEE Power Epc, de ne pas répondre à la justice sénégalaise. Le collectif estime que le maintien du financement par l’État revient à conforter les propos que José aurait tenus dans une interview à Walf sur la nécessité d’un budget public pour effectuer les paiements.
Aux députés appelés à examiner la LFR, il demande d’exiger des précisions sur les conditions de remboursement, jugeant que les Sénégalais ne peuvent rembourser une dette publique sans savoir comment l’argent emprunté a été utilisé.
Le 18 septembre 2026, le collectif avait proposé de mobiliser le fonds de garantie du marché, évalué à 40 milliards de francs CFA, pour achever les travaux.





