Électrification des villages : la République des Valeurs demande des preuves vérifiables

Lors de la dernière ligne droite avant le 11 juin 2026, date qui marquera deux ans depuis le décaissement contesté dans le dossier ASER-AEE Power, le Cercle des Cadres de la République des Valeurs remet publiquement le dossier sur la table. Le mouvement demande au gouvernement de publier une liste complète des villages électrifiés, avec les dates de mise en service et les coordonnées géographiques de chaque localité concernée.

Dans le communiqué relayé par LII Quotidien, ces cadres exigent aussi l’activation des garanties SONAC en cas de défaillance avérée d’AEE Power EPC, ainsi que la création d’une commission d’enquête parlementaire indépendante. Ils interpellent également le Premier ministre Ousmane Sonko, en rappelant qu’il affirmait encore en octobre 2024 qu’il n’existait « aucun scandale » dans cette affaire.

Le texte revient sur la chronologie du contrat. Il indique qu’un accord a été signé le 23 février 2024 entre l’ASER et AEE Power EPC pour un montant de 91,8 milliards de francs CFA, soit 140 millions d’euros, avec une durée d’exécution de trente-six mois. Une avance de démarrage de 40% a ensuite été autorisée le 22 mars 2024, avant qu’un virement de 56 millions d’euros ne soit effectué le 11 juin 2024 vers un compte d’AEE Power EPC à la Banque Santander.

Le contraste mis en avant par la République des Valeurs est au cœur de son argumentaire : alors que 1 740 villages devaient être électrifiés dans le cadre du contrat, le communiqué affirme qu’à mi-2026, seules 37 localités ont effectivement été raccordées. Le mouvement parle ainsi d’un taux d’exécution physique inférieur à 2% pour 40% du financement déjà consommé, et soutient que le coût réel par village électrifié dépasserait un milliard de francs CFA.

Concrètement, la demande adressée au gouvernement vise à rendre les réalisations vérifiables par les citoyens, puisque la publication d’une carte précise permettrait de confronter les annonces officielles à la réalité du terrain. Les cadres de la République des Valeurs estiment aussi que le président de la République doit tirer les conséquences des déclarations du Premier ministre et des agissements du directeur général de l’ASER, dont ils contestent la communication sur le projet.

En conclusion, le mouvement maintient son défi au gouvernement : montrer, sur une carte du Sénégal, où se trouvent les infrastructures financées par ces 37 milliards de francs CFA. À défaut, il prévient que cette affaire continuera d’alimenter les interrogations sur l’usage des fonds publics dans un projet censé apporter l’électricité à des centaines de villages.

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2 commentaires

  1. Ce parti ne doit pas exister tel qu’il est dénommé République des valeurs Quelle valeur son leader incarné sauf être égoïste, ingrat, intellectuellement limité

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