Subventions électricité : les factures restent élevées, déplore Noo Lank

L’État sénégalais a renforcé son soutien à la SENELEC pour contenir la flambée des coûts de l’électricité. En 2026, face à un baril de pétrole à 88 dollars, les subventions énergétiques ont atteint 729 milliards de francs CFA, selon nos informations. Mais pour de nombreux ménages, cette injection massive ne se traduit pas par un allègement de leur facture.

Le syndicat Noo Lank, par la voix de son secrétaire général Seydina Mouhamadou Malal Diallo, estime que la mesure, bien que saluée, reste insuffisante. « Cette augmentation de la subvention ne se traduit pas par une baisse effective du coût de l’électricité pour les consommateurs », écrit-il dans un texte relayé par Le Dakarois 221.

M. Diallo rappelle que la réduction de 10 % appliquée en janvier 2026 sur la première tranche n’a pas eu les effets escomptés. Cette décision, qui devait bénéficier à 2,6 millions de clients, est restée imperceptible pour beaucoup en raison de la structure tarifaire actuelle. « Les tranches de consommation demeurent trop restrictives et ne correspondent pas aux niveaux de consommation réels de la majorité des ménages », explique-t-il.

Des tarifs en décalage avec la réalité des foyers

Pour rendre le soutien de l’État effectif, Noo Lank plaide pour un élargissement substantiel des tranches. L’organisation propose de faire passer la première tranche de 150 à 250 kWh et la seconde à 350 kWh. Une réforme qui, selon elle, mettrait la tarification « en phase avec les réalités de consommation des Sénégalais » et renforcerait leur pouvoir d’achat.

Le Sénégal a pourtant fait un effort financier considérable : en 2025, les subventions à l’énergie s’élevaient à 412 milliards ; elles ont bondi à 729 milliards l’année suivante, nécessitant une réallocation de 687,2 milliards de FCFA dans le budget. La décision de baisser les tarifs de 10 % avait été validée par la Commission de régulation du secteur de l’énergie (CRSE), fixant à 82 FCFA le prix du kilowattheure pour les ménages.

Mais le constat de Noo Lank est sans appel : sans refonte des grilles, cet argent public ne profite pas à ceux qui en ont le plus besoin. Le texte est signé Seydina Mouhamadou Malal Diallo, secrétaire général de Noo Lank.

Votre avis sera publié et visible par des milliers de lecteurs. Veuillez l'exprimer dans un langage respectueux.

";

Laisser un commentaire