Le président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, a profité d’une suspension de séance de dix minutes pour rappeler les députés au respect du règlement intérieur et aux exigences du débat parlementaire. Face aux interruptions et aux prises de parole jugées parfois « intempestives », il a appelé ses collègues à davantage de discipline dans l’hémicycle. « L’Assemblée nationale n’est pas un lieu d’attaques personnelles », assène-t-il.
« L’Assemblée étant le lieu par excellence du débat démocratique, celui-ci doit être serein, courtois et impersonnel », a rappelé Ousmane Sonko, citant les dispositions du règlement intérieur.
Il a notamment insisté sur l’interdiction des attaques personnelles, des manifestations troublant l’ordre des débats et des interpellations directes entre collègues.
Le président de l’Assemblée nationale a également rappelé ses propres prérogatives. « Le président préside la séance, dirige les débats, fait observer le règlement et maintient l’ordre », a-t-il souligné, en référence à l’article 72.
Ousmane Sonko s’est aussi attardé sur les règles encadrant la prise de parole. Il a notamment rappelé que la liberté du débat législatif ne signifie pas que les orateurs peuvent s’affranchir des règles de fonctionnement de l’institution.
« Le débat législatif est libre », a-t-il reconnu, avant de rappeler que cette liberté s’exerce dans le respect des dispositions du règlement intérieur. Un orateur qui prend la parole sans autorisation, refuse de se conformer aux injonctions du président ou s’écarte de la question en discussion peut ainsi être rappelé à l’ordre.
Pour Ousmane Sonko, ces règles ne sont pas de simples formalités. Elles constituent le cadre qui permet à l’Assemblée nationale de remplir correctement sa mission.
« Je voudrais inviter nos collègues à plus de discipline par rapport au respect du règlement intérieur », a-t-il lancé.
Il a également souligné que les parlementaires sont observés par toutes les générations et toutes les composantes de la société.
Pour le président de l’Assemblée nationale, la liberté de débat doit donc aller de pair avec la responsabilité, le respect de l’adversaire et la maîtrise des échanges.

Mais ki Kan la yap,ce pourfendeur de yolom guénio
Alors que lui même il n’est pas discipliné