Ce lundi matin à l’Assemblée nationale, le président Ousmane Sonko a déclaré n’avoir jamais donné d’ultimatum au chef de l’État Bassirou Diomaye Faye au sujet de son avis sur la réforme constitutionnelle. Cette précision coupe court à une rumeur qui ne cessait d’enfler sur la toile.
Intervenant dans l’hémicycle, le président de l’Assemblée nationale a fermement démenti les informations qui circulaient ces derniers jours, selon lesquelles il aurait imposé un délai au président de la République pour se prononcer sur le projet de révision de la Constitution. Une rumeur qui avait alimenté les spéculations sur une possible tension entre les deux hommes, pourtant alliés de longue date au sein de Pastef.
Selon Senegal7, Sonko a tenu à remettre les pendules à l’heure, alors que les réseaux sociaux s’enflammaient. Cette sortie intervient dans un contexte où les relations entre Diomaye Faye et Sonko sont régulièrement scrutées, après plusieurs épisodes de critiques publiques du Premier ministre envers le chef de l’État.
En juin dernier, Sonko avait notamment affirmé que Diomaye Faye «ne peut même pas gagner dans son propre fief», relançant le débat sur le leadership du parti. Mais ce lundi, le ton est à l’apaisement : Sonko a tenu à dissiper tout malentendu, réaffirmant sa loyauté envers le président. Les deux hommes, qui ont cheminé ensemble durant des années, ont vu leurs liens mis à l’épreuve par les échéances politiques à venir.
La réforme constitutionnelle, qui doit être examinée prochainement, reste un sujet sensible. En démentant l’ultimatum, Sonko écarte l’hypothèse d’une fracture ouverte au sommet de l’État, du moins pour l’instant.


