Ousmane Sonko écarte toute crise institutionnelle au Sénégal

Élu à l’unanimité président de Pastef pour six ans lors du premier congrès du parti, Ousmane Sonko a pris la parole hier à la Dakar Arena devant des milliers de militants. Dans un discours marqué par un refus catégorique de toute idée de crise, l’ex-Premier ministre limogé le 22 mai 2026 a déclaré : « Il n’y a aucune crise institutionnelle au Sénégal. Ce sont les marchands de crise qui veulent le faire croire. »

Sonko a rappelé que la configuration actuelle, souvent qualifiée de « cohabitation », s’est déjà produite dans d’autres pays sans entraîner de violences. « Ni l’État du Sénégal, ni ses institutions, ni sa sécurité, ni sa stabilité ne sont menacés », a-t-il insisté. Il a également mis en garde les « complotistes » cherchant à instaurer le désordre, affirmant que « le Sénégal a assez souffert des complots et des combines ». Selon les informations rapportées par lesoleil, cette prise de parole intervient dans un contexte de tensions politiques.

Un appel à la retenue après la rupture avec Diomaye Faye

Le leader de Pastef a appelé ses militants à changer d’approche et à faire preuve de retenue, évitant de tomber dans le piège de la provocation. « Chaque révolution emprunte un chemin parfois truffé d’obstacles, mais le plus important, c’est qu’à la fin l’objectif soit atteint », a-t-il déclaré. Cette prise de parole intervient après la rupture entre le président Bassirou Diomaye Faye et son ancien Premier ministre, qui a plongé le pays dans une incertitude politique.

Sur le plan électoral, Sonko s’est opposé à tout report des locales de 2027, rappelant qu’un tel report nécessiterait une loi d’habilitation votée à l’Assemblée nationale. Il a invité le président à signer le décret fixant la date. Avant son limogeage, Sonko avait été élu président de l’Assemblée nationale, renforçant son influence politique.

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