La Sonacos peut-elle dépasser le volume collecté lors de la dernière campagne tout en renforçant ses unités dans le Sud ? En déplacement à Ziguinchor, son directeur général Cheikh Ahmed Tidiane Guèye a annoncé un objectif supérieur à 250 000 tonnes pour la prochaine campagne arachidière. Cette ambition doit désormais être mise en regard de l’instruction d’Ousmane Sonko portant le volume d’achat de la Sonacos à 450 000 tonnes, contre 250 000 tonnes auparavant.
La campagne arachidière de la Sonacos doit aussi accompagner la transformation industrielle. L’entreprise avait collecté environ 220 000 tonnes l’année précédente. Pour acquérir les 250 000 premières tonnes, 106 milliards de francs CFA sont nécessaires, tandis qu’une enveloppe comprise entre 50 et 75 milliards de francs CFA a été mobilisée pour soutenir l’achat de la production. L’enjeu est donc à la fois de sécuriser les débouchés pour les producteurs et de donner à l’entreprise les moyens d’absorber une collecte en forte hausse.
Cette orientation s’inscrit dans une stratégie accordant une place centrale à la région sud. Le directeur général a expliqué que le bassin arachidier s’était déplacé vers le Fouladou. À Ziguinchor, il a également défendu le renforcement des capacités industrielles et la mise en place d’un complexe à Médina Yoro Foulah, sur 15 hectares, pour un investissement de 18 milliards de francs CFA. Le projet doit couvrir la production, le rassemblement, la trituration et le conditionnement des huiles, avec à la clé de nombreux emplois.
La tournée doit aussi permettre de traiter les difficultés signalées par les opérateurs locaux. Les échanges portent notamment sur les retards de paiement et les problèmes logistiques. La Sonacos affirme travailler avec ses équipes techniques sur ces préoccupations, selon Seneweb, alors que l’augmentation des volumes visés rend la fluidité de la collecte et du transport encore plus déterminante.
Le projet de Médina Yoro Foulah doit ainsi prolonger la collecte par une capacité locale de transformation, depuis le rassemblement des graines jusqu’à la trituration et au conditionnement des huiles.
Avant Ziguinchor, Cheikh Ahmed Tidiane Guèye s’était rendu à Dakar, Kaolack, Louga et Diourbel.
