Six buts encaissés en deux sorties, zéro point au compteur. Le Sénégal a lourdement chuté pour son entrée en lice dans le Groupe I de la Coupe du monde 2026. Battus 3-1 par la France le 16 juin, les Lions ont ensuite concédé une nouvelle défaite, portant à six le total de buts encaissés. Un départ catastrophique qui ravive un débat récurrent : le pays s’accroche-t-il trop à ses gloires vieillissantes ?
Dans une tribune publiée sur Xalima, le chroniqueur Paul Biagui étrille les choix de la Tanière. Il rappelle que ce n’est pas la première fois que les « Papys éternels » plombent les ambitions sénégalaises. « Tous les trente ans, le Sénégal reproduit exactement la même erreur », écrit-il, en faisant le parallèle avec les fiascos de 1992 et 2009.
En 1992, à l’occasion de la CAN organisée à domicile, la sélection avait misé sur des cadres vieillissants comme Jules Bocandé, Omar Gueye Sène ou Roger Mendy. Résultat : une correction face au Nigeria et une élimination par le Cameroun. En 2009, rebelote. El-Hadji Diouf, Khalilou Fadiga et Henri Camara, légendes en fin de parcours, n’avaient pu empêcher un humiliant 2-2 contre la Gambie à Dakar, privant le Sénégal de la phase finale.
En 2026, le scénario est identique. Le sélectionneur Pape Thiaw a aligné Kalidou Koulibaly (34 ans), Idrissa Gana Guèye (35 ans) et Sadio Mané (34 ans), malgré la présence de jeunes talents sur le banc. Face à la France, un doublé de Kylian Mbappé a scellé le sort des Lions. « Le football de très haut niveau est un métier cruel. Il ne distribue pas de médailles pour services rendus », insiste Paul Biagui.
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L’auteur pointe du doigt un « football sans cruauté », où l’affectif l’emporte sur la lucidité. « Le coach qui n’a pas le courage de dire non à ses légendes n’est pas loyal, il est complice du déclin », tacle-t-il. Une position qui fait écho aux frustrations de nombreux supporteurs, lassés de voir la même mécanique se répéter.
Avec six buts encaissés en deux matchs, le Sénégal a établi deux records négatifs dans son histoire en Coupe du monde.




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