Showbiz sénégalais : Sanoko explique la pression psychologique des stars

Deux ans de prison, dont deux mois ferme, ont été prononcés contre l’actrice Mame Diarra Diop, dite « Diodio », après la diffusion d’une vidéo controversée. Selon Kawtef, cette décision s’inscrit dans une série d’affaires judiciaires qui touchent des figures du divertissement sénégalais et concernent notamment la cocaïne, l’ecstasy et le « ballon ».

Le danseur Ndiap Zo a été interpellé à Ouest-Foire avec de l’ecstasy et de la cocaïne. Il a reconnu en consommer, tout en rejetant l’accusation de trafic. À Rufisque, l’acteur Amadou Bia Sow, connu sous le nom d’« Arona Benga », fait l’objet d’une réquisition d’un an de prison ferme pour usage de cocaïne. Les noms de Dame Amar et de Liss Ndiago sont également rattachés à des dossiers similaires.

Ces procédures judiciaires mettent en lumière la pression psychologique des stars, alors que certains jeunes artistes accèdent rapidement à la notoriété sans bénéficier, selon des observateurs, d’un accompagnement psychologique ou professionnel adapté. Le succès soudain des séries télévisées expose ainsi de jeunes comédiens à une visibilité qu’ils ne sont pas toujours préparés à gérer.

Dans une analyse publiée par L’Observateur, le psychosociologue Abdou Khadre Sanoko explique cette vulnérabilité par l’écart entre « le paraître » renvoyé au public et « l’être » vécu au quotidien. Il évoque une hyper-pression sociale, des nuits raccourcies et un rythme éprouvant, qui peuvent conduire certains artistes à utiliser des stupéfiants pour tenir, retrouver de l’énergie ou échapper à des difficultés personnelles.

En septembre, l’actrice Ndèye Thiam, dite « Nogaye », a été relaxée après une soirée privée où circulait la substance appelée « ballon ».

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