Serigne Habib Ndaw exhorte les intellectuels et religieux sénégalais à sortir du silence

Dans une tribune publiée par Lactuacho, le patriote octogénaire Serigne Habib Ndaw appelle à une prise de conscience collective. « Une Nation ne décline pas lorsque les opinions divergent ; elle décline lorsque ceux qui devraient éclairer le débat choisissent de se taire », écrit-il.

L’auteur interpelle directement les universitaires, chercheurs, écrivains, artistes et, surtout, les autorités religieuses. Il rappelle leur rôle historique de vigie et de médiation. « Il ne s’agit nullement de leur demander de prendre parti », précise-t-il, mais de réinvestir l’espace public pour éclairer les consciences.

Serigne Habib Ndaw pointe également une évolution préoccupante du paysage médiatique. Il relève la perception selon laquelle un cercle restreint de chroniqueurs occupe l’essentiel de l’espace, au détriment du pluralisme des idées. Pour lui, la crédibilité de la presse exige une diversité des sensibilités républicaines.

Faisant référence à l’héritage de Léopold Sédar Senghor, Mamadou Dia et Cheikh Anta Diop, le contributeur rappelle que les valeurs de Jom, Ngor, Kersa et Sutura constituent le socle moral du Sénégal. Il appelle à un patriotisme de vérité, qui ne soit ni approbation systématique ni opposition par principe.

Cette tribune intervient alors que d’autres voix se sont récemment élevées sur des thèmes voisins. Le 23 février 2026, Fatou Warkha Sambe alertait déjà sur la focalisation médiatique autour des mœurs, masquant des urgences structurelles comme les drames de l’émigration clandestine. Le 24 novembre 2025, le guide religieux Cheikh Ousmane Faye avait, lors d’un récital du Coran à Sessène, lié la paix au Sénégal à l’exigence de vérité.

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