Septembre 2025 : condamné à mort par contumace, Joseph Kabila désormais sanctionné par Washington

Le gouvernement de la République démocratique du Congo a officiellement salué, ce week-end, les sanctions décidées par les États-Unis contre l’ancien président congolais Joseph Kabila. Cette réaction a été rendue publique dans un communiqué du ministère congolais de la Communication et des Médias, sur fond de conflit persistant dans l’Est du pays.

Selon les informations rapportées par Agence Afrique, ces mesures ont été prises par l’Office of Foreign Assets Control (OFAC) du Département du Trésor américain. Le communiqué congolais indique que Joseph Kabila est visé par Washington pour son implication présumée dans « l’agression menée et poursuivie contre la RDC par les Forces de défense rwandaises (FDR) et leurs supplétifs de l’AFC/M23 » dans l’Est de la RDC.

Les autorités congolaises rappellent que des sanctions américaines avaient déjà été prises au début du mois de mars contre les FDR et des officiers supérieurs rwandais. À leurs yeux, la nouvelle mesure visant l’ex-chef de l’État constitue « un autre acte important en faveur de la lutte contre l’impunité, du respect de la souveraineté et de la responsabilisation de tous les acteurs impliqués dans la déstabilisation persistante » de la RDC.

Kinshasa met également en avant la portée opérationnelle de ces sanctions. Le gouvernement estime qu’elles restreignent les capacités de mobilisation financière, de circulation d’avoirs et de soutien logistique susceptibles d’alimenter et de prolonger la guerre dans l’Est du pays. Les autorités affirment par ailleurs que « l’agression » menée par les FDR et leurs supplétifs de l’AFC/M23, en complicité avec Joseph Kabila, continue d’entraîner des pertes en vies humaines, des déplacements forcés de populations, des destructions importantes, de graves violations des droits humains et une crise humanitaire persistante.

Le communiqué rappelle aussi qu’en septembre 2025, la Haute Cour militaire de la RDC a condamné Joseph Kabila à la peine de mort par contumace. Selon les autorités congolaises, cette condamnation portait notamment sur des faits de trahison, de participation à un mouvement insurrectionnel, de crimes de guerre, d’atteinte à la sûreté de l’État et d’actes liés à l’appui apporté à des forces hostiles présentes dans l’Est de la RDC.

Enfin, Kinshasa a exprimé sa reconnaissance à l’administration de Donald Trump pour une décision présentée comme s’inscrivant dans les efforts en faveur du respect des engagements pris dans les accords de paix conclus à Washington. Le gouvernement congolais a aussi appelé à l’adoption de mesures dissuasives contre l’ensemble des acteurs impliqués dans l’instabilité de la région des Grands Lacs, en réaffirmant que le retour de la paix dans l’Est du pays passe notamment par le retrait immédiat et sans condition des FDR du territoire congolais et la fin de tout soutien à la rébellion M23/AFC.

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